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Journalistes refoulés dans une école: la commission scolaire se dit innocente

03/05/2013 07:10 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT

WINNIPEG - La Commission scolaire de Winnipeg affirme n'avoir joué aucun rôle dans la décision de ne pas permettre aux journalistes d'assister à une visite du chef libéral Justin Trudeau dans une école secondaire de la ville.

Le porte-parole Dale Burgos a indiqué que la responsabilité relevait plutôt du directeur de la Sisler High School, qui aurait interdit aux journalistes d'entrer parce que les élèves n'avaient pas signé des décharges leur permettant d'être filmés.

Selon M. Burgos, la visite de M. Trudeau, jeudi, n'avait jamais été prévue pour les médias, et le directeur n'avait pas été prévenu à l'avance du fait que des journalistes envisageaient d'y assister.

Les reporters ont su, quelques minutes avant le début des échanges entre M. Trudeau et les élèves, que la Commission scolaire leur avait ordonné de quitter les lieux. Justin Trudeau a quant à lui blâmé la «politicaillerie» pour cette décision.

D'autres politiciens ont tenu des événements médiatiques dans des écoles de Winnipeg, y compris une récente annonce monétaire du premier ministre manitobain Greg Selinger, mais M. Burgos a précisé que les élèves avaient signé des décharges dans ce cas.

Les élèves de la commission scolaire signent au début de l'année scolaire des décharges autorisant qu'ils soient filmés, a expliqué le porte-parole, mais la commission a pour politique de faire signer d'autres documents pour chaque événement.

«Il y a un formulaire de consentement que je crée pour chaque événement... et cela n'a pas été fait dans le cas de la visite de M. Trudeau», a-t-il déclaré.

Cet imbroglio a généré un important volume de discussions en ligne à propos de l'utilité, pour les politiciens, d'organiser des événements médiatiques dans des écoles.

Un message provenant d'un compte Twitter identifié comme appartenant à Suzanne Hrynyk, oeuvrant au sein de la commission scolaire, indique que «les écoles ne devraient pas être utilisées comme scènes politiques pour n'importe quel responsable élu».

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