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Jean Pascal a choisi Las Vegas pour s'inspirer... et éviter les distractions

03/05/2013 10:55 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT

LAS VEGAS, États-Unis - L'ironie, c'est que Jean Pascal a choisi Las Vegas pour avoir la tête plus tranquille.

S'il s'était établi à Miami pour son camp d'entraînement, comme il l'a fait par le passé, les tentations auraient été plus fortes et les distractions, plus nombreuses. Notamment, en raison de l'importante communauté haïtienne en Floride, qui aurait fait en sorte que Pascal aurait été plus sollicité... notamment par des «cousins» plus ou moins lointains s'étant découvert des liens de parenté avec le boxeur lavallois.

«Effectivement, il y aurait eu beaucoup de cousins, en plus des plages et des filles en bikini», a lancé Pascal en riant, cette semaine, à la suite d'un entraînement tenu non loin de la résidence qu'il loue présentement dans la ville du Nevada, à quelques kilomètres des grands hôtels du boulevard Las Vegas.

«Des distractions, il y en a beaucoup moins à Las Vegas qu'à Miami, a ajouté celui qui se prépare à affronter Lucian Bute, le 25 mai prochain, au Centre Bell. Ici, je suis vraiment concentré et à mon affaire.

«Les gens pensent qu'il y a beaucoup de distractions à Las Vegas, mais il n'y en a pas tant que ça, on est au milieu du désert. À part le 'strip', (le boulevard Las Vegas), il n'y a pas grand-chose à faire. Et le 'strip', après un temps, ça ne nous tente plus d'y aller à chaque jour. Je suis ici pour faire un travail, alors je garde ma concentration.»

Pascal a plutôt été attiré par une autre facette de Las Vegas, celle qui a trait à la boxe.

«Vegas, c'est la capitale de la boxe. Les meilleurs boxeurs du monde viennent ici pour s'entraîner avec les meilleurs, et c'est facile de trouver des partenaires d'entraînement de qualité. C'est une ville de champions et tu ne peux pas avoir plus belle motivation que de t'y entraîner, a dit le Québécois de 30 ans, qui prévoit assister au combat de Floyd Mayweather fils, samedi, à l'aréna de l'hôtel MGM Grand. En plus, avec le plus gros combat de l'année qui aura lieu à trois semaines de mon propre affrontement, c'est une très belle motivation pour moi.»

La tenue de son camp de préparation dans le sud-ouest des États-Unis permet aussi à Pascal de compter sur un personnel d'encadrement plus étoffé et plus spécialisé, a noté Marc Ramsay, l'entraîneur de longue date de Pascal.

«C'est une question de logistique, dans le cadre de notre partenariat avec Angel Heredia, a dit Ramsay en parlant du préparateur physique que Pascal a embauché pour le duel contre Bute. Il y avait des intervenants, ici à Las Vegas, avec qui on voulait absolument travailler. Pour nous c'était l'idéal.»

Même s'il est très sollicité, Heredia aurait suivi Pascal peu importe l'endroit où le camp aurait eu lieu, a indiqué ce dernier.

«J'étais en Californie avec un autre boxeur et j'attendais que Jean me fasse connaître son choix, alors qu'une partie de son équipe voulait aller à Miami et qu'il songeait lui-même à opter pour Las Vegas, a de son côté expliqué Heredia. J'ai dit à Jean que peu importe où il allait, j'irai l'y rejoindre.

«J'adore Vegas parce qu'il n'y pleut jamais, tout est à proximité. Tandis qu'à Miami, la circulation est lourde, il peut pleuvoir... Mais au bout du compte, c'était sa décision, c'est lui le patron», a conclu le préparateur physique.

Las Vegas permet aussi à Pascal de s'entraîner en altitude, notamment dans le parc des Spring Mountains, où se trouve le mont Charleston, à environ une heure de route. Comme il l'a fait au début de son camp, le boxeur lavallois est allé y faire une course de 7 km en montée, jeudi.

«Tous les champions boxeurs qui passent par Vegas vont y courir, et maintenant il faut ajouter Jean Pascal à la liste», a-t-il lancé.

L'entraînement en altitude est une pratique que Pascal a adoptée très tôt dans sa carrière, a noté Ramsay.

«On l'a fait souvent avec Jean dans le passé, alors qu'on allait faire des camps d'entraînement à Bogota, en Colombie, a expliqué l'entraîneur. Ici, on utilise aussi une tente hypoxique qui nous permet de contrôler l'oxygène qu'absorbe Jean pendant qu'il dort, pour s'assurer que le transport d'oxygène de Jean va être au maximum le soir du combat.»

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