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Trudeau s'adresse à des élèves de Winnipeg, mais la séance de photo est annulée

02/05/2013 07:27 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

WINNIPEG - Le leader fédéral libéral Justin Trudeau a accusé la «politique mesquine» d'une commission scolaire d'être responsable de l'annulation abrupte de l'un de ses événements médiatiques jeudi.

Des reporters et caméramans qui avaient été invités à la rencontre de M. Trudeau avec des élèves de l'école secondaire Sisler High School ont été avertis 20 minutes avant l'événement qu'ils allaient devoir quitter les lieux.

Selon l'enseignant qui avait organisé la rencontre, la Winnipeg School Division jugeait que la présence des médias pourrait donner une saveur partisane à l'événement.

M. Trudeau s'est dit surpris du geste et a souligné qu'il avait visité l'école à presque toutes ses visites à Winnipeg au cours des huit dernières années.

Accusant l'organisme de «faire de la politique», M. Trudeau s'est dit déçu que la Commission scolaire n'ait pas mis en valeur sa visite, mais a néanmoins qualifié de «phénoménale» sa rencontre avec les étudiants. Le chef libéral a aussi réitéré qu'il continuerait de rencontrer le plus de gens possible.

La Commission scolaire n'a pas commenté la décision, mais un compte Twitter au nom de Suzanne Hrynyk a fait allusion à l'incident.

«Aucun élu ne devrait utiliser les écoles comme canal politique», disait le message en question.

Le profil Twitter de Suzanne Hrynyk la décrit comme une administratrice à temps partiel et «fière néo-démocrate». Elle n'a pu être rejointe pour commenter davantage.

D'autres politiciens ont déjà tenu des événements dans des écoles de la Commission scolaire, dont le premier ministre néo-démocrate Greg Selinger qui y a fait une annonce de financement le mois dernier.

Après sa rencontre avec les élèves jeudi, M. Trudeau a échangé avec les clients d'une aire de restauration du centre-ville pendant presque une heure.

D'autres libéraux le suivaient, demandant à ceux qui avaient discuté avec le chef s'ils voulaient appuyer le parti ou fournir leurs adresses courriel.

Il a ri lorsqu'on lui a demandé s'il n'avait pas peur qu'on le confronte ou qu'on lui lance de la nourriture en faisant une telle apparition publique. Il a déploré que les politiciens deviennent déconnectés des gens et s'est félicité «de rencontrer des Canadiens, de les écouter et d'être ouvert».

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