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Enquête sur la légionellose : les avocats mis en garde

02/05/2013 11:51 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

La coroner Catherine Rudel-Tessier qualifie « d'enflure verbale » les propos, rapportés dans les médias, des avocats qui participent à l'enquête sur l'éclosion de légionellose à Québec.

La coroner a lancé une mise en garde aux avocats, jeudi matin, lors de la dernière journée d'audiences de la semaine. Elle leur a demandé de limiter leurs commentaires pendant toute la durée des audiences.

Mercredi, l'avocat des familles de victimes, Me Jean-Pierre Ménard, a qualifié de « cafouillage » la gestion de la crise par la direction de la Santé publique. L'avocat de la Santé publique, Me Pierre Larrivée, a pour sa part défendu la gestion de la Santé publique et répliqué que Jean-Pierre Ménard émettait « un jugement très présomptueux ».

Ces déclarations ont été faites à l'extérieur de la salle d'audience pendant un point de presse. La coroner Rudel-Tessier a rappelé que son enquête serait terminée une fois que son rapport serait déposé et souligné que les propos des avocats tenus hors des audiences n'influenceront pas son jugement.

L'avocat Pierre Larrivée entend suivre les directives de la coroner. « La coroner nous a invités à être prudents dans les commentaires. On respecte le processus de la coroner, c'est à elle de tirer des conclusions de ce qui est entendu », dit-il.

Il tient néanmoins à réitérer que les professionnels de la Santé publique ont agi avec célérité et sont même allés au-delà de leurs responsabilités dans la gestion de la crise de la légionellose. Me Larrivée soutient que les commentaires de Me Ménard ne témoignent pas des propos entendus à l'audience.

Les audiences se poursuivent en après-midi. La procureure de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), propriétaire de la tour identifiée comme à l'origine de l'éclosion, poursuit son interrogatoire auprès des experts de la Santé publique. L'avocate remet en doute le fait qu'il y ait une seule tour de refroidissement fautive dans cette cause. Elle se demande aussi si un suivi suffisamment serré a été effectué auprès des autres propriétaires.

La Ville de Québec et la Régie du bâtiment devraient également être entendues.

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