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Le SPVM interpelle quelques centaines de protestataires à la manif du 1er mai

01/05/2013 06:49 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Quatre cent quarante-sept personnes ont été arrêtées lors de la manifestation la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) dans le Vieux-Montréal, mercredi soir.

Les organisateurs disaient vouloir «porter leur colère directement contre les officines secrètes du pouvoir.»

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a indiqué que la plupart des contrevenants ont été arrêtés pour attroupement illégal en vertu du règlement municipal P6.

Les manifestants s'étaient rassemblés vers 18 h sur la place Jacques-Cartier, près de l'Hôtel de Ville. Ils devaient se rendre devant l'immeuble abritant le club privé 357c, situé sur la rue de la Commune.

Les policiers, qui avaient laissé les manifestants commencer leur marche, ont organisé une souricière près du Musée de la Pointe-à-Calllières, encerclant un groupe de plus de 250 personnes.

La manifestation a été déclarée illégale une quinzaine de minutes après son départ. Le SPVM a aussi annoncé qu'il avait lancé un ordre de dispersion, affirmant que des actes «criminels» avaient été commis contre les policiers. Il s'est plaint que des «des bâtons (avaient été) utilisés contre des policiers et boules de billards (avaient été) lancées vers eux».

Un nombre indéterminé d'individus ont été arrêtés pour méfait ou voie de fait armée, a indiqué le SPVM.

Les forces de l'ordre ont également repoussé la foule de manifestants qui n'avaient pas été pris dans la souricière, le tout sous l'oeil de nombreux touristes présents dans ce secteur achalandé du Vieux-Montréal.

En soirée, la CLAC a dénoncé l'intervention policière, affirmant que le SPVM avait utilisé «une force disproportionnée» contre des personnes dont «le seul délit est de contester l'ordre établi». Selon elle, le règlement P6 n'est «qu'un prétexte pour faire taire toute dissidence».

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