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Le pétrole chute à New York, les stocks de brut au plus haut depuis 1982

01/05/2013 03:05 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole coté à New York a plongé mercredi de près de deux dollars, plombé par la publication d'indicateurs décevants en Chine et aux Etats-Unis et par un bond des stocks américains de brut, qui ont grimpé à un niveau plus atteint depuis au moins 1982.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a fini en baisse de 2,43 dollars par rapport à la clôture de mardi pour s'établir à 91,03 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le prix du pétrole, qui avait déjà été miné mardi par des nouvelles maussades sur la zone euro et les Etats-Unis, a été malmené dès le début de la séance par des données économiques de mauvais augure pour la vigueur de la demande énergétique.

"Les chiffres sur la production manufacturière chinoise qui sont sortis hier soir ont fortement ébranlé les cours des matières premières, y compris le pétrole", a remarqué Bill Baruch, de iiTrader.com.

La production manufacturière dans ce pays s'est en effet légèrement tassée en avril par rapport à mars, signalant un ralentissement relatif de l'activité dans la deuxième économie mondiale.

A cela se sont ajoutées l'annonce par la société ADP d'une baisse des créations d'emplois dans le secteur privé en avril aux Etats-Unis, ainsi que la publication d'un nouveau repli de l'activité manufacturière en avril dans le pays.

Alors que l'activité du marché était ralentie en ce 1er mai, férié dans plusieurs pays, ces nouvelles maussades ont incité les investisseurs "à effectuer des prises de bénéfices", selon M. Baruch.

Le recul des cours a été accentué par la publication en cours de séance des chiffres hebdomadaires du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis.

Les stocks de brut y ont effet progressé de 6,7 millions de barils lors de la semaine achevée le 26 avril, huit fois plus que ce qu'attendaient les analystes. Ils atteignent ainsi leur plus haut niveau depuis que les autorités américaines ont commencé à diffuser ces données hebdomadaires, en 1982, nourrissant les inquiétudes de surabondance d'or noir aux États-Unis.

Mais le fait que la demande de produits distillés ait diminué de 3,7% par rapport à la même période en 2012, et la demande en essence de 1,8%, "est aussi très négatif pour les perspectives de consommation de brut", a remarqué James Williams, de WTRG Economics.

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