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Le CIO et l'AMA pensent à l'appel

01/05/2013 09:20 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT

La décision de la juge Julia Patricia Santamaria provoque des remises en question. L'AMA et le CIO pensent faire appel de sa décision de faire détruire les poches de sang du Dr Fuentes.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a déploré mercredi la décision de la justice espagnole de lui refuser l'accès aux 211 poches de sang et de plasma saisies en 2006 chez le Dr Fuentes. Si l'AMA a contribué à cette cause, c'est bien en raison de la possibilité de mettre la main sur les poches.

« La décision de détruire les poches de sang est très décevante et insatisfaisante pour l'AMA et pour toute la communauté antidopage », a déclaré le directeur général de l'AMA, David Howman, dans un communiqué.

« Ces éléments de preuve permettraient d'imposer des sanctions sportives adéquates aux tricheurs ayant fait appel au Dr Fuentes, dont les pratiques à l'égard de la santé publique ont été jugées criminelles par la cour », a ajouté l'avocat néo-zélandais.

L'Agence antidopage espagnole (AEA) a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal de Madrid, qui a condamné mardi le docteur Fuentes,  mais ordonné la destruction des poches de sang, une fois tous les recours épuisés.

Selon David Howman, l'AMA étudie la possibilité de faire appel ou d'exercer tout autre recours.

Même réaction au CIO

Le Comité international olympique (CIO) a regretté mercredi que la justice espagnole ait refusé de donner aux organisations antidopage l'accès aux preuves saisies dans le cadre de l'affaire Puerto.

« Il est malheureux que la preuve utilisée dans ce procès ne soit pas désormais disponible pour les organisations antidopage afin de poursuivre la lutte contre le dopage », a estimé le CIO.

« Le CIO et ses partenaires continuent à mener une bataille contre le dopage solide, sophistiqué et en constante évolution, a souligné le CIO. Mais comme cette affaire le met en lumière, la lutte contre le dopage nécessite la coopération et l'implication d'un large éventail d'acteurs, y compris les autorités publiques. »

Mais la diplomatie prend le pas sur le rapppel à l'ordre.

« Nous comprenons cependant, écrit le CIO, que le gouvernement espagnol fera adopter une législation antidopage par le Parlement qui mettra l'Espagne en conformité avec les principes du Code mondial antidopage et de la Convention de l'UNESCO contre le dopage dans le sport.

« Nous espérons que cela conduira à une plus grande coopération avec les organisations antidopage dans le futur », espère le CIO.

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