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Journée des travailleurs:de vives tensions agitent le Venezuela après une mêlée

01/05/2013 06:45 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Des dizaines de milliers de Vénézuéliens ont défilé dans les rues de Caracas, mercredi, soulignant la Journée internationale des travailleurs dans une atmosphère tendue, moins de vingt-quatre heures après une violente mêlée au Parlement.

Le candidat de l'opposition défait à la présidentielle, Henrique Capriles, a tenu sa propre marche avec ses partisans dans l'est de la ville, tandis que les proches du président Nicolas Maduro se sont rassemblés dans le centre-ville de Caracas. Le camp Maduro a déferlé en chantant les louanges du président et de son prédécesseur et mentor, Hugo Chavez.

Les deux camps semblaient vouloir éviter tout débordement en choisissant des points de rassemblement éloignés l'un de l'autre, mais les tensions demeuraient palpables.

Henrique Capriles a exigé la fin de la répression gouvernementale contre ses partisans, et a réitéré ses intentions de faire appel de sa défaite devant la Cour suprême du Venezuela, se disant même prêt à saisir la justice internationale de cette affaire.

Le candidat, qui a été battu de justesse par son adversaire, a indiqué qu'il prévoyait faire appel devant le plus haut tribunal du pays dès jeudi.

Certains fonctionnaires se sont par ailleurs plaints d'avoir fait l'objet de fortes pressions pour accorder leur soutien au gouvernement, dans ce que l'opposition dénonce comme une tentative d'écraser la dissidence.

Mêlée au Parlement

Des parlementaires vénézuéliens ont été impliqués mardi soir dans une violente mêlée qui a laissé au moins un élu de l'opposition passablement amoché.

Les parlementaires favorables au gouvernement ont lancé les premiers coups quand les membres de l'opposition ont déroulé une bannière à l'Assemblée législative pour dénoncer la perte de certains de leurs pouvoirs. Des images montrent les élus se bousculant, se frappant et se jetant au sol.

Un élu, Julio Borges, est ensuite apparu sur les ondes d'une station de télévision indépendante avec le visage enflé et ensanglanté. L'opposition affirme que 17 de ses membres ont été blessés, contre cinq parlementaires alliés au gouvernement.

Des députés du gouvernement reprochent aux membres de l'opposition de les avoir attaqués.

L'opposition refuse de reconnaître la très mince victoire du président Nicolas Maduro le 14 avril, l'accusant de fraude. L'Assemblée législative contrôlée par le gouvernement a répliqué en retirant aux parlementaires de l'opposition leur droit de parole et leur droit de siéger à différents comités législatifs.

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