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Fermeture de Guantanamo: Obama évalue ses options

01/05/2013 05:24 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this May 8, 2012 file photo, President Barack Obama speaks in Washington. The Obama administration wants the Supreme Court to overturn California’s gay marriage ban, outlining a broad legal argument that could ultimately be applied to other state prohibitions. The administration’s friend-of-the-court brief unequivocally calls on the justices to strike down California's Proposition 8 ballot measure. But it stops short of the soaring rhetoric on marriage equality from President Barack Obama’s inaugural address. (AP Photo/Carolyn Kaster, File)

WASHINGTON - Barack Obama a réitéré sa volonté de tenter à nouveau de mettre la clé sous la porte de la prison de Guantanamo, mais il y a fort à parier que le Congrès ne le laissera pas faire sans broncher.

La Maison-Blanche pourrait tenter de procéder par étapes afin de s'attaquer au problème, notamment en tentant de transférer certains terroristes présumés à l'étranger.

Le président Obama s'était engagé, lors de sa première campagne électorale, à fermer cet établissement pénitentiaire situé sur l'île de Cuba.

Les membres du Congrès s'y étaient cependant opposés, adoptant une loi empêchant le gouvernement de transférer les prisonniers de Guantanamo en sol américain et exigeant d'obtenir des garanties de sécurité avant de les envoyer ailleurs dans le monde.

Environ 100 des 166 prisonniers de Guantanamo ont entamé une grève de la faim au cours des dernières semaines afin de dénoncer leur détention indéfinie.

Face à ce mouvement sans précédent, Barack Obama a promis de soumettre à nouveau l'enjeu aux membres du Congrès et a ordonné une révision de ses options administratives.

Le président songe également à confier à un haut responsable du département d'État la mission de se concentrer sur d'éventuels transferts de prisonniers.

«Guantanamo n'est pas nécessaire pour la sécurité des États-Unis», a déclaré le président mardi lors d'une conférence à la Maison-Blanche.

«C'est dispendieux. C'est inefficace. Cela porte atteinte à notre réputation à l'international (...) C'est un outil de recrutement pour les extrémistes. (La prison) doit être fermée», a lancé Barack Obama.

Son plaidoyer n'a pas ému outre mesure le sénateur républicain Lindsey Graham.

«Ce sont des individus qui sont obsédés par l'idée de nous détruire et de détruire notre mode de vie», a déclaré par voie de communiqué le sénateur de la Caroline du Sud.

«Il y a une opposition bipartisane en ce qui concerne la fermeture» de Guantanamo, a-t-il poursuivi.

Le dossier de Guantanamo était pratiquement disparu du radar politique aux États-Unis ces derniers temps. Les plus récents sondages nationaux sur la question ont été réalisés il y a plus d'un an.

En février 2012, un coup de sonde réalisé pour le compte du Washington Post et du réseau ABC News tendait à démontrer que 70 pour cent de la population souhaitait que la prison demeure ouverte.

On a appris, en mars dernier, que les bâtiments de la prison de Guantanamo étaient en piètre état et qu'un montant pouvant atteindre 170 millions de dollars devrait être investi afin de retaper le centre de détention.

Le chef du Commandement Sud des États-Unis, le général John Kelly, avait affirmé au Comité des services armés de la Chambre des représentants que les réparations aux bâtiments — incluant la caserne et la salle à manger pour le personnel américain — étaient absolument nécessaires.

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Artwork From Guantanamo Detainees