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Des dizaines de milliers de travailleurs manifestent à l'occasion du 1er mai

01/05/2013 08:12 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT

DJAKARTA, Indonésie - Des dizaines de milliers de travailleurs mal payés ont profité de la fête des Travailleurs, le 1er mai, pour réclamer de meilleurs salaires et une amélioration de leurs conditions de travail une semaine après que l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh ait mis en relief les dangers qui pèsent sur eux.

Des travailleurs de l'Indonésie, du Cambodge, des Philippines et d'ailleurs sont descendus dans les rues pour faire valoir leurs revendications. Ils affirment que leurs employeurs leur en demandent toujours plus, alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter. L'Asie est le coeur manufacturier de plusieurs des principales multinationales de la planète.

Des milliers de travailleurs de l'industrie du textile ont aussi manifesté au Bangladesh pour réclamer de meilleures mesures de sécurité et pour demander que le propriétaire de l'immeuble soit condamné à mort.

En Indonésie, le quatrième pays le plus peuplé du monde, des dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté en faveur de meilleurs salaires et d'une fin à la sous-traitance. Ils ont aussi dénoncé l'intention du gouvernement d'abolir les subventions qui rendent l'essence très peu dispendieuse.

Aux Philippines, quelque 8000 personnes ont défilé dans les rues de Manille pour demander une hausse de leurs salaires et des emplois permanents, au lieu de postes contractuels. Certains ont manifesté devant l'ambassade américaine, où ils ont fait brûlé une affiche présentant le président philippin, Benigno Aquino III, comme un serviteur de Barack Obama.

Environ 3000 personnes ont manifesté à Singapour, où les démonstrations publiques sont excessivement rares. Les manifestants ont dénoncé la hausse des inégalités sociales, la rémunération élevée des ministres et la compétition des travailleurs étrangers.

La violence a éclaté en Turquie, quand des manifestants ont tenté de défoncer les barrières policières pour se rendre jusqu'à la place Taksim d'Istanboul. Les autorités rapportent une vingtaine d'arrestations et quelques blessés. La place est un lieu de rassemblement symbolique pour les travailleurs turcs, mais elle est fermée cette année pour des travaux de rénovation. Environ 22 000 policiers avaient été déployés pour maintenir l'ordre.

Finalement, en Grèce, les services de traversier et ferroviaires ont été paralysés quand les syndicats ont déclenché une grève à l'occasion du 1er mai. Les principaux syndicats du pays dénoncent l'explosion du taux de chômage et les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement. Le pays est en récession depuis six ans.

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