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Réfugiés syriens: la Jordanie demande une aide accrue au Conseil de sécurité

30/04/2013 01:06 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

La Jordanie a demandé mardi au Conseil de sécurité une aide accrue de la communauté internationale pour soulager le "poids écrasant" que représentent des centaines de milliers de réfugiés syriens, a indiqué l'ambassadeur jordanien à l'ONU, le prince Zeid al-Hussein.

L'ambassadeur, qui a été reçu par le Conseil à huis clos, a estimé que l'appel à l'aide d'Amman "avait été largement soutenu" par les 15 pays membres du Conseil.

Selon des diplomates du Conseil, celui-ci envisage d'envoyer une délégation pour visiter les camps de réfugiés syriens en Jordanie.

La Jordanie dit avoir accueilli plus de 500.000 réfugiés syriens depuis le début du conflit en mars 2011, au rythme de 1.500 à 2.000 par jour actuellement. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés s'attend à ce que leur nombre atteigne 1,2 million fin 2013, soit l'équivalent d'un cinquième de la population jordanienne.

L'aide internationale a été "insuffisante" et si elle n'augmente pas l'afflux de réfugiés représentera "une menace pour notre stabilité future", a affirmé l'ambassadeur.

"Si nous n'avons pas les moyens, nous serons placés dans une situation impossible à moins de recevoir de l'aide, une aide plus grande de la communauté internationale", a-t-il plaidé devant la presse à sa sortie de la réunion.

Il a affirmé que ce qu'il a qualifié de "crise à part entière" n'empêchera pas les Jordaniens de continuer à "aider leurs frères syriens". "Le gouvernement (jordanien) a clairement dit que les frontières resteraient ouvertes".

La Jordanie avait réclamé vendredi dernier cette réunion spéciale du Conseil en faisant valoir que l'afflux de réfugiés syriens "menace la sécurité et la stabilité" du royaume et a "des implications pour la paix et la sécurité internationales".

Des troubles ont fait 10 blessés parmi les policiers, dont deux grièvement atteints, vendredi dernier dans le camp de réfugiés de Zaatari (nord). Ouvert en juillet, ce camp accueille plus de 160.000 réfugiés, qui vivent pour la plupart sous des tentes. Les manifestations pour dénoncer ces conditions précaires sont très fréquentes.

avz/bdx

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