NOUVELLES

Omniprésents à la télé, les experts sont-ils si indispensables?

30/04/2013 04:51 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Comme une confrérie qui se serait soudainement multipliée, les experts ont envahi tous les domaines de la vie personnelle, sociale, politique, sportive, etc. On doit leur prolifération à la multiplication des chaînes spécialisées. Bref, ils sont partout et utilisés à toutes les sauces. L’expert est-il devenu le chaman des temps nouveaux?

Ils sont plusieurs à nous dire comment décorer, cuisiner, s’habiller, se coiffer, gérer nos finances, éduquer nos enfants. En d’autres domaines, le documentaire «La Dictature des experts» démontre qu’on a déjoué des œnologues d’expérience lors de dégustations, de même que des critiques d’art appelés à identifier le faux tableau. Mais comment devient-on «expert»? Pourtant, nul n’a prévu le Printemps arabe ni la crise financière de 2008.

Le sport également comporte son armada de connaisseurs. Qui sont-ils sinon des fans de hockey, de baseball ou de golf dont l’opinion est aussi valable que n’importe quel partisan qui paie pour assister aux compétitions de son équipe favorite. D’ailleurs, le journaliste Réjean Tremblay affirme qu’il est impossible à qui que ce soit de prédire avec certitude la victoire d’une équipe. Alors? À «Zone Doc», le vendredi 10 mai, 21h, à Radio-Canada.

Vaut mieux en rire

André Sauvé n’avait pas planifié être humoriste. Il est arrivé dans le monde du rire poussé par un ami et la magie a opéré. De nature discrète, il a fait son chemin sans rien bousculer, sauf cette partie inquiète et peut-être légèrement angoissée de notre cerveau qu’il sait si bien triturer.

On naît humoriste, on ne le devient pas. Mais, dans le cas d’André, parlons plutôt d’«humorologue» ayant lu, suivi, vécu toutes sortes d’approches thérapeutiques pour dompter son angoisse existentielle. Il en a vu d’autres et le fait qu’il doute de tout nous rassure, il peut donc nous débarrasser de nos démons. Son cerveau fonctionnant à la vitesse grand V, il est capable d’être drôle tout en mettant le doigt là où on préfère ne pas s’aventurer seul. Il nous accompagne donc les mercredis 8 et 15 mai, 20h, à TVA, dans un spectacle intitulé «Faire l’humour avec André Sauvé», quelques semaines avant son prochain one man show, «Être», à la Place des Arts.

Les vendredis 10 et 17 mai, 21h, au tour de Peter MacLeod d’en mener large à Laval. Fidèle à son discours «politiquement incorrect», cette fois, ce sont les jeunes, les accommodements raisonnables, les technologies, les hommes métrosexuels et la femme idéale qui passent au moulinet de la dérision.

Capable du pire

Sur une impression de «déjà vu», l’enquête d’«Une dispute qui finit mal» débute par la découverte d’un bras dans une benne à ordures, où on trouve également le second bras et autres restes humains. Il s’agit des membres de Chad, un jeune homme apprécié de tous. Le meurtre serait survenu à la suite d'une dispute avec Dean parce que ce dernier aurait laissé tomber son copain dans un bar. Mais pourquoi l’avoir tué et démembré? Et où est son corps? Autant de questions qui ont tourmenté la mère de Chad et les policiers de Calgary, en janvier 2008. «Enquête au féminin», le vendredi 10 mai, 22h, au Canal D.

Ce dimanche, on danse à ARTV. À 19h30, «Riverdance à Pékin» était l’occasion pour la troupe qui fêtait son 15e anniversaire en 2010, d’amalgamer claquettes irlandaises traditionnelles, ballet, tap dance, chant, accompagnés par des musiciens chinois. Puis, à 20h30, on passe au «Flamenco Hoy», sur des images on ne peut plus artistiques du réalisateur Carlos Saura. Danses, musique, chants, tout y est savamment présenté pour nous transporter au cœur du flamenco andalou.

Rory Jansen (Bradley Cooper) est un écrivain pas encore assez convaincant pour être publié. Un jour, il trouve un manuscrit qui raconte une histoire captivante et, en désespoir de cause, décide de s’en emparer. C’est un succès! Jusqu’à ce qu’un vieil homme (Jeremy Irons) l’aborde. Par ses propos, Rory comprend qu’il est l’auteur du livre. À quoi doit-il s’attendre? Comment réagiront son épouse et son éditeur? Peut-il réparer cette terrible erreur? «Les Mots», à Super Écran, ce dimanche, 21h.

À RADIO-CANADA: durant treize semaines, nous verrons à l’œuvre une équipe médicale souvent appelée à se surpasser, dans le sud de Kandahar, là où les talibans se terrent. Avec Elias Koteas, Michelle Borth et Terry Chen dans «Médecins de combat», ce samedi, 21h.

À TÉLÉ-QUÉBEC: s’inscrivant parmi les chefs-d’œuvre, la comédie sentimentale «Annie Hall», réalisée et interprétée par Woody Allen avec Diane Keaton dans le rôle-titre, raconte les émois amoureux d’un comédien névrosé et d’une jeune chanteuse plutôt dégourdie, ce dimanche, 21h. Le mardi 7 mai, 21h, «La Dernière Marche», met en vedette Susan Sarandon dans le rôle d’une religieuse qui accompagne un condamné à mort (Sean Penn) en attente de son exécution.

À RDI: elle demeure la mémorable «Valérie» qui n’a pas hésité à se dévoiler au grand écran avec toute l’assurance de ses vingt ans, il y a plus de quatre décennies. Ce n’était que le début d’un parcours riche d’expériences de toutes sortes pour Danielle Ouimet, que l’on retrouve occasionnellement à la télé comme, par exemple, le vendredi 10 mai, 20h, où on souligne toutes les facettes de sa «Personnalité».

À TV5: à Sao Paulo, au Brésil, une maison associative reçoit les enfants rejetés par les parents ou incapables de partager la vie perturbée de leur famille. Quatre d’entre eux livrent leur histoire à la caméra à «Jeunes du monde / Vida Louca», le mardi 7 mai, 21h.

AU CANAL VIE: lors de tests de routine, on découvre que Christine Sasseville, enceinte d’un 3e enfant, risque la pré-éclampsie. Hospitalisée d’urgence, les choses se précipitent, elle subit une hémorragie cérébrale et meurt. La famille tentera de comprendre ce qui s’est produit parce qu’on soupçonne que les soins n’ont pas été adéquats. «Cris du cœur / Au nom de Christine», le lundi 6 mai, 16h et minuit.

À Ztélé: alors que les pages d’un quotidien peuvent se boucler aussi tard que minuit, l’impression débute aussitôt de sorte que le consommateur reçoit ses nouvelles chez lui, aux aurores. En compagnie de Mario Jean, on suit les étapes du processus de la publication d’un journal à «On va s’coucher moins niaiseux», le jeudi 9 mai, 19h.

PLUS:pc