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Nouvelle poussée de fièvre

30/04/2013 10:28 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

Des événements n'ayant en apparence aucun lien entre eux ont provoqué une montée de la ferveur au sein de la Nordique Nation ces dernières heures.

Tout a commencé dimanche après que l'inimitable Marcel Aubut n'a pu s'empêcher d'y aller d'un cri du coeur pour annoncer à qui voulait l'entendre (et aux autres aussi) que le retour des Nordiques était, du moins dans son esprit, chose faite. Pour lui, la question n'est plus de savoir si la LNH reviendra à Québec, mais quand.

Très engagé dans le dossier, notamment par l'entremise de la construction d'un nouvel amphithéâtre, le maire Régis Labeaume n'a pas apprécié cet élan de positivisme. Pour lui, l'ancien président des Nordiques devrait se garder une petite gêne.

« Marcel devrait moins parler. On a un plan de match et c'est d'être silencieux. Tout ce qui se dit de trop, Bettman n'aime pas ça. Maître Aubut n'en sait pas plus que les autres dans le dossier. Le seul qui sait, c'est Pierre Karl Péladeau. C'est lui qui dirige. On va demander aux autres de se taire. »

Aux abois dans le désert

Pendant que les atomes s'emballent dans la Vieille Capitale, les échos en provenance de l'Arizona ne font rien pour refroidir les ardeurs.

Depuis que les Coyotes de Phoenix ont été exclus des séries éliminatoires, chaque petit mouvement semble avoir le potentiel de soulever une tempête de sable.

Lundi, le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a laissé entendre que la ligue entretenait toujours l'espoir de garder l'équipe à Glendale. Selon ses dires, des pourparlers sont en cours avec un groupe de gens d'affaires ayant à sa tête le financier canadien George Gosbee.

La LNH exigerait 150 millions de dollars pour cette franchise, dont elle assume la tutelle depuis bientôt trois ans. Mais Daly n'a pas garanti que les Coyotes ne déménageraient pas.

« Nous sommes venus bien près de vendre cette équipe. Mais chaque fois, des circonstances imprévisibles ont empêché la conclusion de la vente. C'est pourquoi je suis la première personne à ne pouvoir offrir une garantie de succès dans cette affaire. »

La touche de la NBA

Pour ajouter un peu de piquant à toutes ces histoires, les sept membres du comité de transfert de l'Association nationale de basketball (NBA) ont voté, lundi, pour une recommandation de ne pas déplacer les Kings de Sacramento vers Seattle.

Or, cette ville de l'État de Washington était dans la ligne de mire de Gary Bettman et de la LNH en raison de son projet de construction d'un amphithéâtre lié à l'acquisition d'une équipe de la NBA.

Si le choix de la NBA semble de tuer dans l'oeuf l'idée d'implanter ou de déménager une équipe à Seattle, l'instigateur du projet, le milliardaire Chris Hansen, ne veut pas lâcher prise.

Hansen a publié un commentaire sur son site web consacré à son rêve. Il y annonce son intention de rencontrer les gouverneurs de la NBA le 13 mai, date où ils doivent se prononcer sur la recommandation du comité de transfert.

« Quand nous avons lancé ce processus, tout le monde croyait que c'était impossible. S'il s'agit là sans contredit d'un autre obstacle dans notre démarche, je tiens à vous assurer que nous avons de nombreuses options à notre disposition et nous n'avons pas l'intention d'abandonner. Impossible n'est qu'un état d'esprit. »

Enfin, de retour à Québec, un ouvrier a semé l'émoi en se filmant en train de cacher une rondelle du Canadien de Montréal dans la structure de béton du futur Colisée à naître.

Il n'en fallait pas plus pour que les Bleus voient rouge...

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