DIVERTISSEMENT

«Maurane live» aux FrancoFolies de Montréal: un album souvenir d'une soirée mémorable (VIDÉO)

30/04/2013 09:37 EDT | Actualisé 30/04/2013 09:50 EDT

En juin dernier, la chanteuse belge Maurane foulait les planches du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts dans le cadre des FrancoFolies de Montréal, pour un spectacle en formule «carte blanche». La dame avait alors invité quelques-uns de ses amis de longue date et des artistes qu’elle admire à s’amuser avec elle le temps d’une soirée.

L’auteure-compositrice a ainsi revisité tous ses plus grands succès, tantôt en solo, tantôt en duo avec les Michel Fugain, Daniel Lavoie, Antoine Gratton, Catherine Major, Isabelle Boulay, Daran, Roch Voisine et autres Véronic DiCaire, envers lesquels elle nourrit un immense respect. La prestation, mémorable, avait charmé les spectateurs présents et fait ressortir l’éternel cœur d’enfant de Maurane, qui a multiplié les anecdotes et les taquineries entre les chansons.

Le résultat de ce moment magique est maintenant gravé sur un album, Maurane live. Et, au lancement de la galette, lundi soir, à l’Auberge Saint-Gabriel, l’auteure-compositrice a confirmé ce qui se percevait au premier coup d’œil en ce fameux soir d’été: elle s’est effectivement éclatée comme une gamine lors de ce tour de chant joyeux et sans prétention.

«C’est tout à fait ça, a acquiescé la sympathique femme. «Il y a toujours un truc qui fait que j’ai l’impression de refaire mes débuts, quand je viens ici. La première fois, j’avais 19 ans. J’étais une gamine! Et c’est toujours un bonheur de revenir, que ce soit pour chanter ou pour m’offrir des vacances. Je partage quelque chose de très fort avec les Québécois, avec mes amis chanteurs. J’en ai beaucoup, ici. Alors, oui, je me suis effectivement amusée comme une petite fille… Une petite fille de 52 ans, mais une petite fille quand même!»

Celle que plusieurs considèrent comme l’une des plus belles voix de la francophonie est, de fait, une habituée de la Belle Province. Dans les dernières années, Maurane a fait escale chez nous en marge de sa tournée en hommage à Claude Nougaro, en 2009, et était revenue un an plus tard pour un survol de son répertoire en petite formation. Son dernier disque original, Fais-moi une fleur, remonte à 2011. Elle planche présentement sur l’écriture de son prochain effort.

Précieux collaborateurs

Lorsqu’on lui demande ce qui a guidé la sélection des personnalités qui sont montées sur scène avec elle aux dernières FrancoFolies, Maurane y va d’une réponse sentie. «On s’est choisis, je crois», a-t-elle lancé, avant d’encenser la créativité de Catherine Major et la belle folie d’Antoine Gratton. «Je pourrais parler en bien de tous ces gens, mais j’en aurais pour une heure et demie», a-t-elle ajouté, un tendre sourire aux lèvres. Suffit en effet d’écouter Maurane live pour s’imprégner de l’émotion et de la complicité naturelles qui émanent des Sur un prélude de Bach (avec Daniel Lavoie), Fais-moi une fleur (avec Michel Fugain), La complainte de la serveuse automate (avec Isabelle Boulay), Du mal (avec Roch Voisine) et Toutes les mamas (avec Véronic DiCaire, qui avait emprunté la voix de son hôtesse pour clore l’événement). Or, l’icône a regretté l’absence de deux de ses idoles, avec qui elle se promet bien de se commettre en tandem un jour.

«Louise Forestier est une amie depuis longtemps. On a vécu bien des choses, elle et moi. Et j’ai un rêve, dans ma vie : faire un duo avec Diane Dufresne. Elle me dit souvent que ça se fera peut-être plus vite que je ne le pense. Mais moi, je crois qu’il faut y aller lentement. Il ne faut rien brusquer. Je l’aime, et elle sait à quel point. C’est quelqu’un que je porte aux nues.»

Une autre collaboratrice de la plus haute importance a uni son talent à celui de Maurane pour cette occasion spéciale: sa fille de 18 ans, Lou Villafranca, qui a poussé la note sur l’air de Pas belle.

«À l’origine, elle ne devait même pas venir à Montréal», a raconté la fière maman. «Son moral n’était pas au beau fixe, elle était un peu dans le creux de la vague. Alors, je l’ai invitée à m’accompagner. Elle connaît Montréal, elle adore le Québec. Et, tout à coup, l’idée m’est venue de l’inviter à chanter Pas belle avec moi. Je l’ai mise au défi en lui disant: “Théâtre Maisonneuve, 1400 personnes, tu viens chanter avec moi”. Elle a baissé la tête un moment et, trois secondes plus tard, l’a relevée, et a fait : “OK, on y va!” Et elle n’a pas lâché!»

«Pas belle, je l’ai écrite pour elle, comme si c’était elle qui parlait», a poursuivi Maurane. «Cette fille est belle comme un cœur. On a beau lui dire qu’elle a plein de qualités, qu’elle est jolie comme tout, elle ne se sent pas belle. Et elle se sent concernée par ce texte. C’est une lettre d’amour d’une mère à sa fille…»

L’album Maurane live est maintenant disponible en magasin et sur les plateformes numériques.