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Malgré ses échecs, Obama assure qu'il faut encore compter avec lui

30/04/2013 05:41 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

"Les rumeurs concernant ma déchéance sont un peu exagérées à l'heure actuelle", a affirmé mardi le président Barack Obama, paraphrasant Mark Twain pour rejeter l'idée que les ambitions de son second mandat étaient mal parties au Congrès.

"Je ferais peut-être mieux de faire mes valises et rentrer chez moi. Bigre", a réagi le dirigeant américain, apparemment décontenancé, après s'être vu demander lors d'une conférence de presse s'il avait encore "du jus" pour faire avancer son programme face à un pouvoir législatif partiellement aux mains de ses adversaires républicains.

Depuis le début de son second mandat, le 20 janvier, M. Obama a vu la plupart de ses initiatives échouer, qu'il s'agisse d'un compromis sur les dépenses et les recettes permettant de remettre les comptes publics sur une trajectoire viable, ou une réforme de l'encadrement des armes à feu dans la foulée du massacre d'écoliers à Newtown, dans le Connecticut (nord-est).

Assurant mardi que l'économie était en train de se renforcer, M. Obama a estimé que "nous pourrions nous débrouiller encore mieux si nous bénéficiions de davantage de coopération" de la part du Congrès, où les républicains détiennent la majorité à la Chambre et une minorité de blocage au Sénat.

Faute d'accord budgétaire, des coupes automatiques sont entrées en vigueur début mars, se traduisant par le gel de dépenses budgétaires et d'embauches, ainsi que des congés sans solde pour des centaines de milliers de fonctionnaires ou de contractuels.

Les élections législatives aux Etats-Unis ont lieu tous les deux ans, un rythme élevé qui rend souvent plus difficile pour les présidents de faire progresser leur programme après leur première année de mandat.

Outre les armes et un accord budgétaire, M. Obama avait évoqué parmi les priorités du début de son nouveau mandat une réforme de l'immigration. Un texte a été récemment présenté par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, mais il faudra encore que la Chambre l'adopte dans les mêmes termes.

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