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Lutte au narcotrafic: le Mexique restreint l'accès des É-U à ses ressources

30/04/2013 01:48 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

MEXICO - Le Mexique a décidé de mettre fin à l'accès presque illimité qu'il donnait à certaines agences fédérales américaines à ses ressources et ses renseignements dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et le crime organisé.

La nouvelle a été confirmée par le ministère mexicain des Affaires étrangères, qui a présenté un ordre du jour ambitieux en prévision de la visite du président américain Barack Obama au Mexique jeudi.

Toutes les agences des États-Unis devront maintenant s'adresser uniquement au ministère mexicain de l'Intérieur, a indiqué Sergio Alcocer, le sous-secrétaire aux Affaires nord-américaines.

Il s'agit d'un changement radical par rapport au partage direct de ressources et de renseignements entre les forces de l'ordre américaines et mexicaines en vigueur lorsque l'ancien président Felipe Calderon était au pouvoir.

À l'époque, le FBI, la CIA, la DEA et les agents de la patrouille frontalière avaient directement accès à des unités de la police fédérale, de l'armée et de la marine mexicaines, et ont travaillé côte à côte avec ces unités lors d'opérations majeures contre les cartels de la drogue et leurs leaders.

M. Alcocer a assuré que le Mexique continuerait à collaborer étroitement avec les États-Unis en matière de sécurité, mais a fait valoir que les efforts pour lutter contre le narcotrafic manquaient de coordination et que le fait d'acheminer toutes les demandes à un seul endroit réglerait ce problème.

Épuisé par six années d'offensives contre le crime organisé qui ont fait environ 70 000 morts et des milliers de disparus, le Mexique tente de changer son message et son image depuis l'assermentation du nouveau président, Enrique Pena Nieto, le 1er décembre.

Le pays veut maintenant se concentrer sur le commerce et une plus grande intégration économique avec les États-Unis alors que son secteur manufacturier connaît une forte croissance et semble en mesure de concurrencer ceux de la Chine et du Brésil.

Mardi, M. Obama a déclaré qu'il attendrait de discuter avec M. Nieto avant d'évaluer l'impact qu'aurait cette décision sur les relations entre les États-Unis et le Mexique.

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