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Légionellose: l'enquête publique de la coroner Rudel-Tessier débute à Québec

30/04/2013 06:46 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - L'enquête publique de la coroner Catherine Rudel-Tessier concernant le décès de 14 personnes attribuable à l'éclosion de légionellose l'été dernier à Québec s'est ouverte mardi.

Les audiences, qui se déroulent au palais de justice de Québec, devraient durer six jours. La coroner Rudel-Tessier entendra des experts mais aussi des témoins.

L'enquête publique a été ordonnée le 11 septembre dernier afin d'éclaircir les causes et les circonstances entourant les décès. S'il y a lieu, la coroner pourra ensuite formuler des recommandations visant une meilleure protection de la vie humaine.

Outre les décès, quelque 180 personnes ont été affectées par la bactérie, et plus de 130 ont été hospitalisées.

La source de la légionellose avait été identifiée à la tour de refroidissement du complexe Place-Jacques-Cartier, dans le quartier Saint-Roch. L'hypothèse a toutefois été contestée.

De son côté, la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale a déjà formulé une dizaine de recommandations pour éviter la répétition d'un tel incident.

La légionellose a notamment entraîné la mort de Claude Desjardins. Sa veuve, Solange Allen, reproche à la Santé publique de ne pas avoir agi assez rapidement.

«On n'en a jamais entendu parler, a-t-elle déploré, mardi. Je tenais assez à mon mari, je l'aimais assez que, si j'avais vu les symptômes qu'il a eus, tout de suite je me serais rendue à l'hôpital. Je ne l'aurais pas laissé dans cet état-là.»

Comme d'autres proches de victimes, Mme Allen est représentée par l'avocat Jean-Pierre Ménard, qui se spécialise dans ce type de cause.

«On a eu l'une des plus importantes crises de l'histoire mondiale de la légionellose ici à Québec (...) et il y a beaucoup de choses qui demeurent inexplicables et, quant à moi, injustifiables», a-t-il lancé, juste avant que ne débute la première journée d'audience.

Me Ménard a ajouté que ce n'était pas la première fois que la Vieille-Capitale devait composer avec une telle éclosion.

«Il y a déjà eu au moins deux épisodes d'éclosions de légionellose à Québec avant celle de 2012, a-t-il souligné. Il y a une question fondamentale qui se pose: qu'est-ce qu'on a appris des premières fois? Que faut-il faire pour qu'on apprenne? Ça n'a pas de bon sens que ces choses-là arrivent.»

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