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Conférence de presse de Barack Obama à 14H15 GMT à la Maison Blanche

30/04/2013 09:40 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama répondra aux questions des journalistes mardi à 10H15 (14H15 GMT) à la Maison Blanche, a annoncé cette dernière.

La présidence américaine n'a donné aucune précision sur l'objet de cette conférence de presse, organisée alors que les questions se multiplient sur l'attitude des Etats-Unis face à la possible utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.

La dernière conférence de presse de M. Obama à la Maison Blanche date d'il y a près de deux mois. Le président, qui passe actuellement le jalon des 100 premiers jours de son second mandat, avait aussi répondu à des questions de journalistes pendant sa tournée au Proche-Orient fin mars.

Depuis deux mois, M. Obama a subi plusieurs revers face à un Congrès partiellement aux mains de ses adversaires républicains, notamment le rejet d'un renforcement de la législation sur les armes qu'il appelait de ses voeux après le massacre d'écoliers à Newtown (Connecticut, nord-est).

Malgré ses appels répétés, la cure d'austérité entrée automatiquement en vigueur début mars n'a pas été levée, même si les élus ont récemment voté une élimination des congés sans solde pour les contrôleurs aériens.

L'intervalle a aussi vu se produire le pire attentat terroriste sur le sol américain depuis le 11-Septembre, l'explosion de deux bombes à l'arrivée du marathon de Boston le 15 avril, qui a fait trois morts et plus de 250 blessés. Sur les deux suspects d'origine tchétchène identifiés, les frères Tsarnaev, un a été tué et l'autre appréhendé.

Mais le dossier sur lequel M. Obama a semblé le plus en difficulté ces derniers jours est celui de la Syrie, après que l'exécutif américain eut reconnu jeudi que le régime de Bachar al-Assad avait probablement eu recours à son stock d'armes chimiques dans son conflit face aux rebelles.

Or M. Obama assure depuis l'été 2012 qu'une telle utilisation changerait "la règle du jeu" et reviendrait à franchir une "ligne rouge". Vendredi dernier, le président a promis une "enquête très solide" et mis à nouveau en garde Damas, alors que les appels se multipliaient au Congrès pour qu'il adopte une position plus ferme dans ce dossier.

Mais l'exécutif américain assure que ses renseignements ne sont pas encore suffisants pour avoir la certitude que Damas a franchi cette "ligne rouge", alors que M. Obama se retrouve pris entre les impératifs humanitaires et de sécurité nationale d'une part, et sa répugnance à engager des moyens militaires américains au Moyen-Orient d'autre part.

tq/are

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