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Barack Obama réitère son intention de fermer Guantanamo

30/04/2013 06:07 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

À l'occasion des 100 jours de son second mandat, le président américain Barack Obama a de nouveau promis de fermer la prison de Guantanamo, où une centaine de détenus, sur 166, sont en grève de la faim.

Parmi eux, 21 prisonniers sont alimentés par des sondes nasogastriques, une pratique qui viole le droit international, selon l'ONU. « Je ne veux pas que ces personnes meurent. Le Pentagone essaie de gérer la situation du mieux qu'il peut, mais je pense que nous devrions tous réfléchir à pourquoi nous faisons cela », a affirmé Barack Obama mardi.

« Ce n'est pas une surprise pour moi si nous avons des problèmes à Guantanamo », a déclaré le président en ajoutant qu'il va discuter encore une fois avec le Congrès et « plaider que ce n'est pas quelque chose qui est dans le meilleur intérêt du peuple américain. Ce n'est pas tenable », a-t-il lancé.

« L'idée de maintenir pour toujours un groupe de personnes qui n'ont pas été jugées, c'est contraire à ce que nous sommes, c'est contraire à nos intérêts et cela doit cesser. C'est important pour nous de comprendre que Guantanamo n'est pas nécessaire pour la sécurité de l'Amérique. Cela coûte cher. C'est inefficace », a-t-il asséné en ajoutant que cela constitue aussi un outil de recrutement pour les extrémistes.

Le président a demandé à ses conseillers de revoir toutes les options à ce chapitre.

Barack Obama avait promis de fermer la prison de Guantanamo s'il était élu à la présidence des États-Unis, en 2008. Le centre de détention mis en place sous la présidence de George W. Bush est toujours ouvert, en partie à cause de l'obstruction républicaine au Congrès.

Des 800 prisonniers qui sont passés par Guantanamo depuis 12 ans, seuls neuf ont été finalement traduits en justice. Cinquante-cinq prisonniers déclarés libérables, donc non violents, attendent leur transfert depuis des années.

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Sur la Syrie

Concernant la crise syrienne, le président Obama est demeuré prudent sur l'utilisation des armes chimiques, affirmant qu'il existe des preuves de l'utilisation de ces armes, mais « que l'on ne sait toujours pas comment elles ont été utilisées, quand et qui les a utilisées ».

Il a demandé à son état-major de préparer des scénarios d'intervention sans donner plus de détails.

Des enquêteurs de l'ONU n'ont pas encore réussi à entrer en Syrie pour vérifier les allégations de Damas qui affirme que les rebelles ont utilisé des armes chimiques dans le conflit.

Le sujet de la Syrie pourrait être abordé par le secrétaire d'État John Kerry lors de sa prochaine visite en Russie, le 7 mai prochain. Moscou en a fait l'annonce mardi, mais l'ordre du jour n'a pas été précisé.

Moscou a cependant indiqué que les présidents Vladimir Poutine et Barack Obama ont décidé d'intensifier leur coopération dans la lutte contre le terrorisme à la suite de l'attentat de Boston attribué à des frères d'origine tchétchène. La Russie demeure l'un des alliés de la Syrie du président Bachar Al-Assad.

Sur l'immigration illégale

À Washington, mardi, lors de son point de presse, le président Obama s'est montré optimiste à l'égard d'un projet de loi bipartite de régularisation du statut des immigrants illégaux.

Les 100 premiers jours du second mandat de Barack Obama ont aussi été marqués par l'impasse avec les républicains sur les réductions de dépenses automatiques et la défaite du projet de loi sur le contrôle des armes à feu.

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