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Armes chimiques: l'envoyé de la Syrie à l'ONU réclame une enquête à Alep

30/04/2013 04:47 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - L'ambassadeur de la Syrie aux Nations Unies a de nouveau demandé, mardi, à l'organisation internationale d'ouvrir une enquête sur la présumée attaque à l'arme chimique qu'auraient menée les rebelles près d'Alep au mois de mars.

Bachar Ja'afari a déclaré lors d'une conférence de presse que son gouvernement avait en sa possession des corps et d'autres preuves que des armes chimiques avaient été utilisées le 19 mars à Khan al-Assad, au nord d'Alep, et qu'il voulait que l'ONU enquête d'abord sur cet incident. L'opposition syrienne accuse le régime du président Bachar el-Assad d'être responsable de cet assaut.

M. Ja'afari a également annoncé que Damas voulait davantage de détails sur une autre présumée attaque à l'arme chimique qui, selon la Grande-Bretagne et la France, aurait été lancée par l'armée syrienne à Homs le 23 décembre avant de permettre aux enquêteurs des Nations Unies d'effectuer une investigation dans cette ville.

Questionné par les reporters, l'ambassadeur a refusé de confirmer si la Syrie possédait des armes chimiques, se contentant de rappeler que le gouvernement Assad avait toujours affirmé que, même s'il avait ce type d'armes sous la main, il ne les utiliserait jamais contre son propre peuple.

De son côté, le président américain Barack Obama a laissé entendre mardi lors d'une conférence de presse à Washington qu'il songerait à intervenir militairement en Syrie s'il avait la confirmation que le régime a eu recours à des armes chimiques dans le cadre de la guerre civile qui déchire le pays depuis deux ans.

M. Obama a indiqué que, même s'il existait des preuves que des armes chimiques avaient été utilisées en sol syrien, il n'était pas possible pour le moment de savoir quand, comment et par qui elles avaient été employées. Il a ajouté que, s'il était déterminé que le coupable était le gouvernement de Bachar el-Assad, les États-Unis devraient réévaluer les moyens dont ils disposent pour mettre un terme au conflit syrien.

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