NOUVELLES

Syrie: Ban presse Damas d'autoriser l'ONU à enquêter sur les armes chimiques

29/04/2013 11:05 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lancé lundi un nouvel appel pressant aux autorités syriennes à autoriser "sans délai et sans condition" une équipe d'experts de l'ONU à enquêter sur place sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien.

Cette équipe "reste prête à se déployer en Syrie dans un délai de 24 à 48 heures" suivant le feu vert de Damas, a répété M. Ban. "Je demande une nouvelle fois instamment aux autorités syriennes d'autoriser l'enquête à se dérouler sans délai et sans condition".

Tout en "prenant au sérieux" les informations des agences américaines de renseignement, M. Ban estime "qu'une enquête complète et crédible nécessite d'avoir un accès complet aux sites" suspects, afin de "dissiper tous les doutes qui entourent ce dossier".

"J'ai toute confiance dans l'intégrité, l'indépendance et la professionnalisme du Dr Ake Sellstrom et de son équipe d'experts", a souligné M. Ban, qui s'adressait à la presse en présence du Dr Sellstrom. Celui-ci n'a fait aucune déclaration aux journalistes.

Le scientifique suédois avait été nommé fin mars à la tête de la mission d'enquête de l'ONU.

En attendant le feu vert syrien, a rappelé M. Ban, les enquêteurs s'efforcent d'analyser les informations disponibles à l'extérieur de la Syrie et de contacter les pays qui ont indiqué disposer d'indices, comme le Royaume-uni et la France. Seul "un petit groupe" d'enquêteurs se trouve à Chypre, a précisé le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

La France "n'a pas de certitude" sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, et les Américains et Britanniques ont seulement des "indices", a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

La semaine dernière, les Etats-Unis avaient reconnu pour la première fois que le régime syrien avait probablement utilisé des armes chimiques, tout en soulignant que leurs renseignements n'étaient pas suffisants pour en avoir la certitude. Le Premier ministre britannique David Cameron a parlé de "preuves limitées" mais "croissantes" de cette utilisation.

avz/are

PLUS:afp