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Prisons albertaines : le gouvernement provincial tente de calmer la tempête

29/04/2013 01:06 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

Le vice-premier ministre de l'Alberta, Thomas Lukaszuk, a affirmé lundi après-midi qu'il était inacceptable que la grève des agents correctionnels de la province ait été déclenchée par un « conflit de personnalités » et a demandé à tous les acteurs impliqués de retourner au travail.

Depuis vendredi après-midi, 70 agents correctionnels du nouveau centre de détention provisoire d'Edmonton refusent de se présenter au travail puisqu'ils craignent pour leur sécurité.

Lundi, lors d'une conférence de presse, Thomas Lukaszuk, a indiqué que la grève avait eu lieu parce qu'une « personne n'aimait pas son patron ». Il a affirmé que le système judiciaire était entre de bonnes mains, et qu'aucune amende ne serait infligée, pour l'instant, aux agents correctionnels.

La commission des relations de travail de l'Alberta compte toutefois bientôt déposer des accusations d'outrage au tribunal contre les grévistes puisque le retour au travail de ces employés avait été ordonné samedi.

L'expansion de la grève aura des répercussions sur le système judiciaire de la province. Entre autres, des audiences devront être ajournées si le conflit de travail tarde à se régler.

Le président de l'Association albertaine des avocats criminalistes, D'Arcy Depoe, a ajouté que cette grève pourrait aussi provoquer des problèmes de transport de prisonniers et compromettre les apparitions par vidéoconférence.

Solidarité envers les agents correctionnels

Des shérifs, des greffiers, des agents de probation et des travailleurs sociaux de la province se sont joints au mouvement pour appuyer leurs collègues lundi.

Les travailleurs sociaux expliquent leur décision par le fait qu'ils rencontrent les mêmes difficultés que les agents de prison lorsqu'ils exercent leur métier.

« Nous voulons montrer notre solidarité avec les [agents] du centre de détention provisoire d'Edmonton et leurs problèmes de sécurité et de santé au travail »,a déclaré la porte-parole du syndicat des employés provinciaux (AUPE), Shamanthi Cooray.

La grève des agents correctionnels a aussi eu un effet domino puisque les greffiers ont joint le mouvement pour appuyer les shérifs qui les protègent en salle de cour.

Jusqu'à présent, environ 30 policiers ont été déployés au palais de justice d'Edmonton pour remplacer les shérifs en grève.

Les gardiens de prison ont débrayé il y a quatre jours parce qu'ils estiment que le gouvernement ne tient pas compte de leurs inquiétudes au sujet de la sécurité du nouveau centre de détention inauguré en mars. Ils protestent aussi contre la suspension avec salaire de deux de leurs collègues qui se sont opposés à leurs conditions d'emploi.

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