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Prisons : l'Alberta demande un verdict d'outrage au tribunal contre un syndicat

29/04/2013 04:36 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

EDMONTON - Le gouvernement de l'Alberta demandera à un juge de déclarer coupable d'outrage au tribunal le syndical qui représente les gardiens de prison ayant déclenché une grève illégale.

Le Conseil des relations de travail de l'Alberta a ordonné aux gardiens du Remand Centre de mettre fin à leur arrêt de travail.

Depuis, la dispute s'est amplifiée alors que des gardiens d'autres centres correctionels de la province ont décidé de faire la grève.

Les shérifs provinciaux et des greffiers de certains palais de justice ont également quitté le travail, en guise de solidarité.

Selon le vice-premier ministre Thomas Lukaszuk, le conflit impliquant le Syndicat des employés provinciaux de l'Alberta coûte à la province plus de 1,5 million $ par jour en coûts additionnels de main-d'oeuvre policière.

La province demande aussi une ordonnance de cessation et d'abstention qui forcerait tous les employés du secteur public du syndicat visé à reprendre le travail.

La grève illégale a commencé quand deux agents ont été suspendus après s'être plaints de la sécurité au tout nouveau centre de détention d'Edmonton, construit au coût de 580 millions $ et ouvert depuis moins d'un mois.

Avant son ouverture, les leaders syndicaux l'avaient visité et disent avoir établi une liste de cinq pages de lacunes en matière de santé et de sécurité du travail dans sa conception.

Ils n'ont pas voulu en dévoiler le contenu, mais assurent avoir demandé à la province de retarder le transfert de détenus tant et aussi longtemps que ces changements ne seront pas apportés. Ils blâment le manque d'écoute du gouvernement dans ce dossier.

Pour sa part, le gouvernement albertain affirme que le bâtiment a été inspecté avec succès.

Pour l'instant, la police et les cadres maintiennent la sécurité dans les établissements touchés par les moyens de pression, et aucun incident n'est survenu.

M. Lukaszuk dit avoir reçu une liste de 10 demandes de la part du syndicat, et soutient que la santé et la sécurité n'en est qu'un élément.

Il suggère que ces pressions pourraient avoir un lien avec les négociations pour une nouvelle convention collective qui se déroulent actuellement.

Aucune rencontre entre le syndicat et le gouvernement n'est prévue à court terme pour régler le conflit, mais certains agents correctionnels ont reçu des ordonnances du tribunal pour retourner au travail.

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