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Printemps érable : des groupes sociaux dénoncent la « machine à répression »

29/04/2013 12:09 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

Des regroupements sociaux dénoncent ce qu'ils qualifient de « machine à répression » mise en place pour étouffer le mouvement de contestation - le printemps érable - né dans la foulée de la grève étudiante du printemps 2012.

La Ligue des droits et libertés, l'Association des juristes progressistes et l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) ont produit un rapport de 48 pages intitulé Répression, discrimination et grève étudiante : analyse et témoignages en lien avec les actions policières menées au cours du printemps érable.

Le document relate des pratiques policières comportant des manquements à la liberté d'expression, à l'usage excessif de la force et au profilage politique. Les trois organisations ont colligé 384 témoignages de personnes qui ont dit avoir fait l'objet d'intimidation ou de brutalité policière, d'arrestations, de détentions ou d'accusations ou de discrimination pour avoir porté un carré rouge.

Les recherches effectuées par les trois groupes sociaux ont permis de déterminer que 3509 arrestations ont eu lieu dans le cadre des manifestations étudiantes entre le 16 février et le 3 septembre 2012.

Les auteurs du rapport soutiennent que des manifestants ont été intimidés et qu'ils ont ensuite délaissé les manifestations.

Le rapport formule sept recommandations, dont la tenue d'une enquête publique sur le travail des policiers et sur une atteinte à la liberté d'expression. Il recommande l'abandon des accusations portées en vertu des règlements municipaux et du Code de la sécurité routière. Le rapport recommande également la mise en place d'un « mécanisme à caractère civil, transparent, impartial et indépendant » pour enquêter sur les abus policiers

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