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PO: Kerry et des ministres arabes poussent à relancer le processus de paix

29/04/2013 07:06 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays arabes ont poussé lundi à Washington pour une relance du processus de paix israélo-palestinien en réactivant une initiative lancée il y a plus de dix ans par l'Arabie saoudite.

M. Kerry, rejoint par le vice-président Joe Biden, a mené toute l'après-midi une réunion avec un comité ministériel de la Ligue arabe conduit par son secrétaire général Nabil al-Arabi et par le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani.

"J'ai souligné le rôle très important de la Ligue arabe pour apporter la paix au Proche-Orient, notamment en insistant de nouveau sur l'initiative arabe de paix", activée par Ryad en 2002, a déclaré devant la presse le chef de la diplomatie américaine.

M. Kerry a "réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à mettre un terme au conflit en se fondant sur la vision du président (Barack) Obama: deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité grâce à des négociations directes entre les parties".

Les Etats-Unis et cette délégation de pays de la Ligue arabe sont convenus de se revoir "régulièrement", a dit le ministre américain.

Le Premier ministre du Qatar a ajouté que la "paix entre Palestiniens et Israéliens représentait un choix stratégique pour les pays arabes" et devait se fonder sur une "solution à deux Etats sur les bases des lignes du 4 juin 1967".

La délégation de la Ligue arabe était également composée du ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki, de son homologue égyptien Mohammed Amr, du chef de la diplomatie de Bahreïn, cheikh Khaled Al-Khalifa, ainsi que de ministres saoudien, jordanien et libanais.

En poste depuis le 1er février, le chef de la diplomatie américaine s'est déjà rendu à trois reprises au Proche-Orient et a rencontré plusieurs fois bon nombre d'acteurs de la région pour tenter de raviver le processus de paix moribond depuis septembre 2010.

Il avait alors exprimé son intérêt pour l'initiative de paix saoudienne datant de 2002 et endossée par la Ligue arabe.

Elle prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens sur la base de la résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le plan d'inspiration saoudienne avait été présenté lors du sommet arabe de Beyrouth en 2002 puis relancé en mars 2007 au sommet de Ryad.

Israël a relevé des "aspects positifs" dans cette initiative mais ne l'a pas formellement acceptée, principalement en raison de la mention faite au droit au retour des réfugiés palestiniens.

M. Kerry avait affirmé début avril en Israël et dans les Territoires palestiniens que la paix était "possible" en respectant les "besoins de sécurité d'Israël" et "les aspirations à un Etat" des Palestiniens.

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