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La Syrie a renforcé ses défenses anti-aériennes avec l'aide de la Russie (responsable américain)

29/04/2013 12:30 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

La Syrie a renforcé ses systèmes de défense anti-aérienne, notamment grâce au soutien technique de la Russie, posant une menace pour l'aviation américaine en cas d'intervention, a affirmé lundi un responsable américain, confirmant une information du Wall Street Journal.

"Les Syriens ont accru leurs efforts ces dernières années pour renforcer leurs défenses anti-aériennes, particulièrement après la destruction du complexe nucléaire clandestin qu'ils construisaient", a confié à l'AFP ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Ce réacteur nucléaire syrien avait été détruit lors d'un raid de l'aviation israélienne le 6 septembre 2007.

Damas a notamment bénéficié du soutien technique de la Russie pour moderniser ses systèmes anti-aériens datant de l'ère soviétique, selon ce responsable.

"Mais les Américains ne sont que rarement intervenus, voyant dans l'Iran la menace la plus importante de la région et tenant d'améliorer les relations à la fois avec la Russie et la Syrie au début de l'administration Obama", explique le Wall Street Journal.

Le quotidien affirme que des salariés de sociétés de défense russes travaillent en Syrie pour entretenir les systèmes anti-aériens avec des pièces de rechange importées de Russie.

S'appuyant sur un rapport de renseignement américain, le journal affirme que la Russie a livré en août 2008 36 systèmes SA-22 Pantsir-S1 à la Syrie. Le SA-22 est un système mobile combinant canon et missiles anti-aériens.

En 2009, Moscou a modernisé l'antique système mobile SA-3. Damas disposerait ainsi de 96 à 150 lanceurs mobiles SA-26 Pechora-2M, capables de détruire des missiles de croisière.

La Russie, l'un des rares pays à soutenir le régime de Bachar al-Assad, a également aidé la Syrie à moderniser le système SA-5, d'une portée de 150 à 200 kilomètres, selon le Wall Street Journal.

Les renseignements américains, faisant état d'une probable utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, ont renforcé les appels à agir lancés par une partie des élus républicains américains.

Parmi les options militaires --non envisagées à ce stade par Washington-- figure l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne, ce qui signifierait l'élimination des défenses anti-aériennes.

mra/are

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