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<em>Les routes du thé</em> au musée Pointe-à-Callière

29/04/2013 05:01 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

À partir du 30 avril, les routes du thé mèneront au musée Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Montréal.

Plus de 200 objets reliés au thé - bols, tasses et théières - y seront exposés jusqu'à la fin de septembre. L'exposition est réalisée par Pointe-à-Callière en collaboration avec le Musée des arts asiatiques Guimet à Paris.

Une boisson millénaire

Dans le monde, il se boit 15 000 tasses de thé à la seconde, c'est dire la popularité de cette boisson qui fut d'abord considérée comme un médicament et un aliment. Le thé est né en Chine : il apparaît au 5e siècle au Tibet et en Mongolie, comme le rappelle Jean-Paul Desroches, le conservateur de l'exposition Les routes du thé. « Il y a toujours eu un enjeu géopolitique du thé, l'équilibre du Moyen-Âge chinois, c'est les vitamines que le thé apporte aux gens d'Asie centrale, le troc avec des chevaux qui va assurer la sécurité, et donc un lien de dépendance extraordinaire. »

Infusé, battu ou bouilli

Le Japon va découvrir le thé bien plus tard, au 11e siècle. Comme en Chine, potiers et céramistes vont rivaliser d'imagination pour le mettre en valeur. Les commerçants hollandais seront les premiers à diffuser le thé en Europe à partir du 17e siècle. Cent ans plus tard, les Britanniques vont dominer la planète, de l'Amérique jusqu'en Inde : « Ce sont les dimensions assez exceptionnelles de l'empire colonial anglais qui fait que le thé va voyager sur tous les océans du monde », affirme Jean-Paul Desroches, qui a été conservateur pendant 35 ans au Musée Guimet à Paris.

Théière, bols à thé et pot à crème


Pièce rare de l'exposition à Pointe-à-Callière: Un service à thé trouvé il y a deux ans à Montréal, lors des fouilles archéologiques menées Place d'Youville, sur le site du Parlement du Canada-Uni.

L'exposition Les routes du thé sera présentée au musée Pointe-à-Callière jusqu'au 29 septembre 2013.

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