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Centrafrique: l'ONU appelle à restaurer "la paix et la sécurité"

29/04/2013 08:20 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité a appelé lundi à restaurer l'ordre en République centrafricaine et à cantonner les forces de la Séléka, faisant part de sa "grave inquiétude" à propos de la sécurité dans le pays.

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les 15 pays membres "demandent aux autorités compétentes de restaurer la paix et la sécurité", notamment à Bangui, "en déployant des forces adéquates".

Ils demandent aux dirigeants de la coalition Séléka de s'assurer que tous les groupes armés faisant partie de la coalition s'abstiennent de toute violence et "soient regroupés sans délai dans des cantonnements comme le prévoit l'accord de Libreville".

Le Conseil s'inquiète des informations sur les violations des droits de l'homme et demande "des enquêtes rapides" sur ces exactions.

Les pays membres du Conseil "encouragent le Premier ministre à exercer pleinement les pouvoirs exécutifs qui lui ont été donnés par l'accord de Libreville et la déclaration de N'Djamena du 18 avril".

Ils réclament "la désignation rapide d'un gouvernement sans exclusive" et la tenue d'élections dans un délai de 18 mois, comme le prévoit la déclaration de N'Djamena.

Ils s'inquiètent par ailleurs de "la récente pause dans les opérations de lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en RCA et demandent instamment aux pays concernés de reprendre dès que possible leurs efforts" pour traquer la LRA.

Le Conseil "est disposé à envisager d'autres options pour stabiliser la RCA", souligne la déclaration sans autre précision.

Les ambassadeurs des 15 pays ont été informés de la situation en RCA par le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques Jeffrey Feltman qui s'est rendu récemment à Bangui.

La situation en République centrafricaine s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion Séléka.

Depuis cette date, des accrochages se sont multipliés entre des hommes du Séléka et des habitants excédés par l'insécurité, ainsi qu'avec des milices partisanes du président déchu.

avz/lor

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