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Prisons albertaines : des shérifs se joindraient au conflit de travail

28/04/2013 09:05 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

D'autres employés provinciaux se joignent aux agents correctionnels albertains dans le cadre de leur grève, a indiqué leur syndicat, mais le gouvernement a rétorqué que le syndicat répandait des rumeurs et que plusieurs agents rentraient en fait au travail.

Un porte-parole du Syndicat albertain des employés provinciaux, Tyler Bedford, a annoncé dimanche que les shérifs d'Edmonton et de Calgary rejoindraient les centaines d'agents correctionnels en grève.

Les shérifs sont membres de la même unité syndicale que les agents.

« Les shérifs provinciaux d'Edmonton et de Calgary ont voté pour soutenir les agents correctionnels », a déclaré M. Bedford, soulignant que les shérifs patrouillaient sur les autoroutes et offraient également des services de sécurité dans les tribunaux, ainsi que lors des transferts de prisonniers.

Le porte-parole du ministre provincial de la Justice, Josh Stewart, a toutefois déclaré que le nombre de piquets de grève avait diminué dimanche par rapport à la journée d'hier, et que plusieurs agents correctionnels avaient tenu compte de l'ordonnance délivrée samedi par la Commission des relations de travail, selon lequel la grève était illégale.

Le gouvernement a publié dimanche un communiqué à l'intention des employés des services correctionnels dans lequel il dit vouloir les aider à rentrer au travail.

Une question de sécurité

Le conflit de travail, qui en est à son troisième jour, a pris naissance à la suite de la suspension d'un employé du Remand Centre d'Edmonton qui s'était plaint à propos d'une question reliée à la sécurité.

Des agents de plusieurs autres prisons ont quitté leur poste pour protester contre cette mesure, et Guy Smith, du Syndicat albertain des employés provinciaux, a encouragé les travailleurs à « se tenir debout ».

Les détenus ont été confinés en cellule et le personnel en grève a été remplacé par des policiers municipaux ou des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui appuient des superviseurs correctionnels.

Le vice-premier ministre Thomas Lukaszuk s'est engagé à utiliser tous les moyens juridiques pour mettre fin à la grève.

La décision de la commission, rendue samedi, ne s'appliquait au départ qu'aux agents du Remand Centre d'Edmonton et d'une autre prison à Fort Saskatchewan, mais M. Stewart a précisé que sa portée avait ensuite été étendue à 10 prisons où les agents ont quitté leur poste.

Josh Stewart mentionne cependant qu'aucun employé n'a été accusé, mais que ceux s'étant trouvés aux piquets de grève avaient reçu des ordres de la cour.

Des préparations sont en cours pour transférer des agents de la GRC d'autres provinces, au cas où ils devraient aider leurs collègues albertains dans les prisons, mais aucun n'a encore été appelé à cette fin, a-t-il ajouté.


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