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Poussière de nickel dans Limoilou : plusieurs citoyens restent inquiets

28/04/2013 09:43 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT
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Environ 250 citoyens de Limoilou préoccupés par la présence de poussière de nickel dans l'air de leur quartier ont répondu dimanche matin à l'appel du Comité vigilance Port de Québec, qui organisait une rencontre d'information au Centre communautaire Jean-Guy Drolet.

Cette rencontre a été organisée moins de 48 h après que la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale ait fait savoir que les effets sur la santé liés à la présence de nickel dans l'air du secteur de Limoilou sont réels.

Même si la Santé publique a formulé des recommandations, notamment à l'endroit d'Arrimage du Saint-Laurent, pour minimiser les répercussions sur la santé, des citoyens demeurent inquiets au sujet de la concentration élevée de nickel dans l'air de leur quartier.

François Gagnon, un résident de Limoilou, est inquiet de la présence de poussière rouge dans l'air de son quartier.

C'est le cas de François Gagnon. « C'est très inquiétant et j'espère que tout le monde va agir et surtout que les décideurs prennent des actions, parce que c'est effectivement intolérable. Je reste ici à côté et j'ai le droit de vivre ici », lance le résident de Limoilou.

Le son de cloche est le même du côté de Léon Talbot. La littérature et les études internationales qui ont été réalisées sur le sujet n'ont rien de rassurant, dit-il. « Il y a eu des études qui sont faites par Harvard qui ont montré des liens entre un incident de poussière et le lendemain des entrées aux urgences. Je pense que c'est préoccupant pour tout le monde. »

Rappelons que des tests ont révélé que le taux de nickel retrouvé à Limoilou dépasse de trois à six fois la norme québécoise. « Il y a très peu de façon de se protéger. On parle d'une pollution atmosphérique qui a lieu en continu dans le milieu qu'on respire », a affirmé Véronique Lalande du Comité vigilance Port de Québec.

Cette dernière reproche à la Santé publique de ne pas être à l'écoute des préoccupations et des inquiétudes des citoyens. « Ce qu'on déplore, c'est d'être laissé complètement de côté et quand elle dit : "On rencontre toutes les parties concernées par la problématique", ça exclut systématiquement les citoyens [...] Selon nous, c'est un non-sens », a déploré Mme Lalande.