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Mali: les forces militaires françaises quittent la ville de Tombouctou

28/04/2013 07:10 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

BAMAKO, Mali - Des dizaines de soldats français ont quitté la ville malienne de Tombouctou (nord), plusieurs mois après que leur opération militaire eut largement expulsé les combattants islamistes de la région, a annoncé dimanche un responsable de l'armée française.

Le déplacement d'environ 100 soldats français vers la ville de Gao (nord-est) sera un test critique pour déterminer si les troupes maliennes et leurs homologues des pays voisins seront en mesure de maintenir la sécurité dans la région toujours menacée par les djihadistes.

Des soldats du Burkina Faso voisin ont officiellement pris le contrôle de Tombouctou, la semaine dernière, et les troupes françaises en sont à leur départ, selon le colonel Cyrille Zimmer. Selon lui, un détachement de 20 personnes demeurera sur place pour opérer en compagnie du bataillon burkinabè.

Le ministre français de la Défense a visité Gao vendredi, où il a assuré que la France prévoyait laisser 1000 soldats dans son ex-colonie d'ici la fin de l'année, alors qu'elle réduit la quantité de ses effectifs ayant atteint 4000 hommes au plus fort de la campagne.

Alors que la mission menée par la France et entamée en janvier a aidé à chasser les djihadistes dans le désert, plusieurs craignent qu'ils pourraient revenir et tenter de nouvelles attaques une fois que la France se sera retirée.

Les forces françaises ont été parachutées dans Tombouctou à la fin janvier pour libérer la cité mythique des combattants islamiques radicaux qui l'occupaient depuis dix mois. Les militants liés à al-Qaïda ont imposé une interprétation stricte de la loi islamique, obligeant les femmes à se voiler et exécutant des châtiments corporels en public.

Des combattants ayant plaidé allégeance à la branche africaine du groupe terroriste ont récemment mené une série d'attaques suicide.

Lors d'un assaut audacieux démontrant que les extrémistes conservent des bases avancées et une capacité de frappe, les djihadistes ont réussi à infiltrer non seulement la ville, mais également la principale base militaire, forçant les Français à envoyer des chasseurs au-dessus de la ville.

Des Casques bleus de l'ONU doivent désormais prendre le contrôle en juillet, remplaçant une mission de l'Union africaine forte de 6000 hommes actuellement au Mali, bien que la date de déploiement est sujette à changements en fonction des conditions de sécurité.

La force onusienne aura pour mission d'aider à rétablir la paix.

Elle ne sera cependant pas autorisée à lancer des opérations militaires ou à poursuivre les terroristes dans le désert, alors que les forces françaises pourront continuer de le faire.

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