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Les technologistes médicaux veulent sensibiliser la population à leur importance

28/04/2013 04:40 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les technologistes médicaux représentent une pierre angulaire du système de santé québécois. C'est le message qu'ils souhaitent transmettre à la population, à l’occasion de la Semaine nationale du laboratoire médical, qui s'est ouvert, dimanche.

Selon la présidente de l’Ordre professionnel des technologistes médicaux (OPTMQ), Nathalie Rodrigue, plusieurs personne ne savent pas ce qui se passe derrière les murs des laboratoires médicaux, et l'objectif de la semaine est justement de démystifier le travail des quelques 4600 technologistes de la province.

Environ 85 pour cent des diagnostiques et des suivis thérapeutiques dépendent des analyses de laboratoires effectuées par les technologistes. Les médecins s'appuient ensuite sur ces analyses pour faire leur travail, rappelle Mme Rodrigue.

Malgré leur rôle crucial, les laboratoires médicaux peinent à combler les postes vacants. À l'heure actuelle, entre 300 et 400 postes à plein temps sont disponibles.

L'OPTMQ utilise déjà plusieurs plateformes qui s'offrent à lui pour promouvoir la profession. Notamment, des «membres ambassadeurs» font la tournée des écoles afin faire connaître leur travail auprès des jeunes et d'en inciter quelques-uns à se diriger vers le milieu de l'analyse médicale. À cela s'ajoute des participations à plusieurs salons et foires de l'emploi.

Le manque de relève n'est pas encore problématique, mais «on parle d'une profession sous surveillance par le gouvernement du Québec», signale Mme Rodrigue, ajoutant qu'il s'agit du secteur d'emploi où les travailleurs sont les plus âgés dans le secteur de la santé.

Le manque de personnel peut toutefois occasionner des délais pour certains types d'analyses, surtout pour les analyses plus spécialisées, prévient-elle.

«Les personnes prennent leur retraite et sont ensuite rappelées pour revenir travailler à temps partiel», indique Mme Rodrigue.

Ces dernières années, le nombre d'inscriptions dans les centres de formation était à la hausse, mais les places en milieux de stage sont toujours insuffisantes, puisqu'il est difficile de libérer des travailleurs pour former la relève. Bref, les places de stage sont rares.

«On augmente le nombre d'étudiants admis, mais ça créer une pression sur les milieux de stage en bout de la ligne», explique-t-elle.

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