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Les É-U n'imposeront pas de nouveaux droits d'entrée, assure un démocrate

28/04/2013 03:01 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Un membre du Congrès des États-Unis a déclaré dimanche que les Canadiens ne devaient pas s'inquiéter de la proposition du département américain de la Sécurité intérieure visant à imposer des droits d'entrée aux personnes qui franchissent les frontières terrestres du pays parce que cette mesure ne serait jamais adoptée.

En entrevue à l'émission «Question Period» du réseau CTV, le représentant démocrate Brian Higgins a affirmé qu'il avait beaucoup d'alliés au Congrès qui empêcheraient l'adoption de toute loi comprenant ce type de frais.

M. Higgins, qui est membre du comité sur la sécurité intérieure de la Chambre des représentants, a vivement dénoncé la proposition depuis qu'elle a été découverte la semaine dernière dans le budget du département de la Sécurité intérieure pour 2014.

Le sénateur de l'État de New York Charles Schumer, un autre démocrate, s'est aussi opposé à cette mesure, tout comme le gouvernement canadien.

Brian Higgins a assuré que le projet d'imposer des droits d'entrée aux visiteurs traversant les frontières terrestres américaines avait suffisamment de détracteurs pour ne jamais voir le jour.

Actuellement, les passagers entrant aux États-Unis par la voie des airs paient des frais, mais ceux-ci sont inclus dans le prix du billet d’avion. Les conducteurs, les piétons, ainsi que les passagers d’autocars et de trains ne paient pas de droits d’entrée, bien que les ponts transfrontaliers imposent un péage qui est versé aux responsables de ces infrastructures.

Il y a deux semaines, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, avait souligné que plusieurs de ces frais n'avaient pas été ajustés depuis plus d'une décennie.

M. Higgins a cependant soutenu que tout obstacle supplémentaire aux visites effectuées par les Canadiens aux États-Unis nuirait à l'économie.

Selon le représentant, les équipes de hockey et de football de sa ville natale, Buffalo, ne pourraient survivre sans les fans provenant du sud de l'Ontario, qui sont nombreux à franchir la frontière pour assister à des matchs.

Il a ajouté que les acheteurs canadiens étaient responsables de 25 à 30 pour cent des ventes au détail de la municipalité et que cette voulait donc augmenter le trafic transfrontalier, pas le réduire.

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