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L'entreprenariat et le travail en région en vedette au 2e Salon de l'immigration

28/04/2013 12:55 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Comment obtenir une carte de crédit? Quelles sont les procédures pour inscrire un enfant à l'école? À qui s'adresser pour suivre une formation professionnelle? Ces questions, bon nombre d'immigrants fraîchement débarqués au Québec se la posent. Ils pourront trouver toutes réponses au Salon de l'immigration et de l'intégration au Québec, les 3 et 4 mai, au Palais des congrès de Montréal.

Pour une deuxième année consécutive, les immigrants pourront participer gratuitement à cet événement qui se veut un hybride entre un salon de l'emploi et un guide pratique du processus d'installation au Québec.

La directrice générale d'Immigrant Québec, Delphine Folliet, explique que le salon parcourt toutes les étapes à franchir lorsqu'on met les pieds dans la province. Quelque 170 exposants seront au rendez-vous pour communiquer leurs services auprès du public immigrant, dans une «version bonifiée» de du salon.

Des recruteurs et des représentants des commissions scolaires seront notamment présents. L'an dernier, 7000 visiteurs de 105 nationalités différentes avaient répondu à l'appel, ont indiqué les organisateurs.

Un vingtaine d'entreprises seront à la recherche de nouveaux talents, ce qui signifie, d'après Mme Folliet, que les employeurs ont aujourd'hui réalisé que l'immigration représente un réel potentiel de main-d'oeuvre et que plusieurs arrivants s'avèrent des travailleurs talentueux.

Les tendances prennent cependant du temps à changer et les études démontrent toujours que le taux de chômage est particulièrement élevé chez les communautés immigrantes, indique Mme Folliet.

Parmi les nouveautés du salon, une place importante sera accordée à l'entreprenariat et au démarrage d'entreprise, à la demande des visiteurs de l'an dernier.

Les organisateurs ont aussi choisi de mettre l'accent sur le travail en région, puisqu'elles offrent des «opportunités d'emplois et de vie» différentes de ce que la métropole peut offrir.

«Montréal est déjà bien articulé autour de différente communautés, mais néanmoins, on ne peut pas dire que le vie au Québec s'arrête à Montréal», assure Mme Folliet.

«Ça peut être profitable de s'éloigner de la métropole», ajoute-t-elle.

Enfin, des conférenciers traiteront de la reconnaissance des acquis et des compétences, un «domaine un peu obscur», reconnaît Mme Folliet.

Selon elle, certains ordres professionnels sont beaucoup plus dynamiques et ouverts que d'autres en matière d'insertion des immigrants.

«Beaucoup ont mis sur pied des formations d'appoint ou plus spécifiques pour les gens qui ont été diplômés à l'étranger», a-t-elle expliqué, précisant que ces initiatives seront abordées dans le cadre du salon.

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