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Un Américain d'origine coréenne bientôt jugé en Corée du Nord (KCNA)

27/04/2013 02:09 EDT | Actualisé 27/06/2013 05:12 EDT

Un citoyen américain va très prochainement être jugé par un tribunal nord-coréen pour avoir notamment tenté de renverser le régime communiste de Pyongyang, a annoncé samedi l'agence officielle KCNA.

Pae Jun-Ho, arrêté en novembre, a reconnu les charges retenues contre lui et comparaîtra devant la Cour suprême de Corée du Nord "à une date toute proche", a précisé l'agence nord-coréenne.

"Durant ses interrogatoires, Pae a avoué les délits d'avoir entretenu de l'animosité contre la République populaire démocratique de Corée et tenté de renverser" le régime, ajoute KCNA. "Les charges (retenues contre lui) ont toutes été corroborées par des preuves", indique encore l'agence.

Le département d'Etat américain a de son côté indiqué qu'il suivait la situation par le biais de l'ambassade de Suède à Pyongyang. Celle-ci agit pour le compte de Washington "sur les sujets impliquant des citoyens américains en Corée du Nord" car les Etats-Unis ne disposent pas d'une représentation diplomatique en Corée du Nord.

"Nous travaillons en coordination étroite avec les représentants de l'ambassade de Suède. Des membres de l'ambassade de Suède à Pyongyang ont rendu visite au citoyen américain vendredi", a encore fait savoir le département d'Etat sans vouloir donner d'autres détails à ce stade.

Pyongyang avait annoncé fin décembre l'arrestation le 3 novembre d'un Américain d'origine coréenne, entré en Corée du Nord en tant que touriste et que le régime communiste accuse d'avoir commis un "délit", sans autres précisions.

Le 11 décembre, le journal sud-coréen Kookmin Ilbo, cité par l'agence sud-coréenne Yonhap, avait révélé qu'un Américano-Coréen de 44 ans, responsable d'un tour-opérateur, était détenu depuis début novembre par Pyongyang. L'un des touristes avec qui il voyageait transportait un disque dur d'ordinateur contenant de prétendues données sensibles, ajoutait la presse.

Plusieurs Américains ont été arrêtés puis remis en liberté ces dernières années en Corée du Nord.

En 2010, l'ancien président américain Jimmy Carter avait obtenu la libération de Aijalon Mahli Gomes, condamné à huit ans de travaux forcés pour être entré sans autorisation en Corée du Nord depuis la Chine. Un an avant, Bill Clinton avait fait libérer deux journalistes américaines, Laura Ling et Euna Lee, arrêtées elles aussi pour avoir franchi la frontière depuis la Chine.

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