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Colloque sur les besoins des victimes de crimes, organisé par Marc Bellemare

27/04/2013 09:26 EDT | Actualisé 27/06/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - À l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels, l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues et l’avocat Marc Bellemare ont organisé un colloque ce week-end, à Québec, destiné à permettre aux victimes de faire connaître leurs besoins.

Des ateliers de discussions se tiennent autour de thèmes primordiaux pour les victimes, soit la nécessité d’une charte des victimes, les libérations conditionnelles et l’indemnisation, et les relations avec la police.

Diverses personnalités reliées au monde judiciaire, dont les députés caquistes Sylvie Roy et Jacques Duchesneau, et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu étaient sur place samedi. Plus de 125 victimes de crimes contre la personne devaient aussi assister à l’événement.

Plusieurs d'entre elles s'exprimaient en public sur ce qui leur était arrivé pour la première fois et ont livré des témoignages émouvants, a raconté le sénateur Boisvenu.

Le sénateur, qui est l'ancien président et co-fondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), a dit croire qu'un tel colloque était une première canadienne, et qu'il s'agissait certainement d'une première québécoise.

Selon lui, il existe un déséquilibre entre les droits des criminels et ceux des victimes.

«Au Canada, il n'y a pas de loi qui reconnaît les droits des victimes, alors que la Charte des droits et libertés donne beaucoup préséance aux droits des présumés criminels ou des criminels», a-t-il noté en entrevue téléphonique à La Presse Canadienne.

Le colloque soulignera que les victimes de crimes veulent devenir des parties intégrantes du système juridique, par exemple en assistant elles-mêmes aux audiences plutôt que de laisser les procureurs les représenter, a-t-il soutenu.

Le sénateur Boisvenu a également insisté sur la nécessité d'inscrire les droits des victimes dans un cadre légal.

Des recommandations seront formulées aux gouvernements du Québec et fédéral à l'issue du colloque.

Le ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud, prononcera l’allocution de clôture dimanche et participera également à une discussion en plénière.

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