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St-Denis dans le noir

26/04/2013 11:48 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

Plus le temps passe, moins le chemin de Frédéric St-Denis vers la Ligue nationale semble passer par Montréal.

Le dernier signe que le défenseur devra sans doute chercher du travail ailleurs : il n'a pas fait partie des huit joueurs rappelés par le Canadien en début de semaine, maintenant que la saison des Bulldogs de Hamilton est terminée. Ce n'est jamais bon signe quand votre contrat prend fin dans deux mois...

« On ne m'a pas donné de commentaires, on ne m'a rien dit, a mentionné le défenseur à Radio-Canada Sports cette semaine. On a eu une rencontre, ils ont simplement dit qui était rappelé et that's it. De la façon que ça s'est passé, j'ai compris! »

Pas que l'organisation du Canadien ne souhaite plus revoir St-Denis. L'athlète de Drummondville faisait partie des piliers de la jeune brigade défensive des Bulldogs, composée à 66 % de recrues (Nathan Beaulieu, Jarred Tinordi, Morgan Ellis et Greg Pateryn).

Mais St-Denis veut au moins la chance de prouver qu'il peut jouer dans la LNH, et les indices que ça ne se produira pas à Montréal se sont accumulés. Il a d'abord été ignoré lors des premiers rappels à l'ouverture du camp du Canadien en janvier, puis refoulé dans la hiérarchie des arrières au cours des dernières semaines. Tinordi, Beaulieu et Pateryn ont été rappelés avant lui. Sans oublier l'acquisition de Davis Drewiske.

Pas facile pour un joueur de 27 ans de lutter pour un poste contre deux choix de premier tour...

« Je veux d'abord voir ce que le Canadien va dire, c'est l'équipe qui m'a donné ma première chance, affirme le Québécois. Je veux savoir ce qu'ils pensent de moi, ce qu'ils attendent de moi. Si c'est seulement pour rester en bas (dans la Ligue américaine), je verrai. Si j'ai la chance d'aller voir ailleurs, je regarderai ce qui s'offre. »

On pourrait croire que l'arrivée d'une nouvelle direction lui a également nui, puisque l'ancien régime semblait l'apprécier. Mais St-Denis refuse d'utiliser cette excuse.

« Non, j'ai eu ma chance comme les autres, assure-t-il. Ce qui m'a amené de Ligue américaine à la Ligue nationale, c'est ma constance, et c'était plus dur cette année. Et les Tinordi, Beaulieu, Pateryn n'ont pas aidé. J'espérais un match ou deux avec le Canadien. Mais quand j'ai vu l'échange de Drewiske, j'ai compris que c'était pas mal fini pour moi. »

Revivre le rêve

Après avoir tenu son bout en 17 matchs avec le Tricolore l'an dernier, St-Denis a vécu une campagne 2012-2013 plus difficile. Il a amassé 18 points en 63 matchs, a présenté un différentiel de -2, mais surtout, a été ralenti par une blessure en milieu de saison.

« On a fini dernier dans la ligue, insiste-t-il. On n'avait pas une vilaine équipe. On était jeunes et on a perdu beaucoup de gars, ça a fait mal. Tu n'es pas habitué à perdre autant. L'an passé, au moins les matchs étaient serrés. Et l'année d'avant, on a fini 1ers de notre division. À la fin de l'année, tu en ressors grandi quand même. Mais pour l'instant, j'essaie de ne pas penser au hockey, c'était dur. »

Frédéric St-Denis a les bleus, mais dès qu'il parle d'un retour dans la Ligue nationale, l'enthousiasme se sent dans sa voix. Ce sera à son nouvel agent, Philippe Bureau, de frapper aux bonnes portes. Comment ne pas vouloir retourner dans le circuit où il a battu un certain Roberto Luongo pour son seul et unique but?

« J'y ai goûté l'an passé, mon but est de revenir dans la LNH et je vais travailler fort pour y retourner. Même si j'étais très bien préparé l'an passé avec mon entraîneur personnel, j'essaierai d'être encore plus en forme. J'ai 27 ans, je veux une vraie chance! »

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