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Retour à la normale du contrôle aérien aux Etats-Unis

26/04/2013 01:15 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

Inquiet de la réaction des passagers, le Congrès américain a rétabli vendredi les crédits des services de contrôle aérien aux Etats-Unis, qui subissaient depuis dimanche des réductions forcées d'effectifs au prix de milliers de vols retardés.

La Chambre des représentants a approuvé à une très large majorité vendredi un texte adopté la veille au Sénat. Le président doit encore le promulguer.

L'autorité fédérale de l'aviation (FAA) n'avait pas répondu dans l'immédiat à une question sur le calendrier exact du retour à la normale.

"Ce sera une bonne nouvelle pour les gens qui voyagent aux Etats-Unis", avait déclaré peu avant le vote Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche.

Le ciel américain était perturbé de façon importante cette semaine à cause des coupes budgétaires automatiques imposées à l'ensemble des services publics du pays, en vertu d'une loi d'austérité. Comme les autres agences fédérales, la FAA a été sommée d'économiser 5% de son budget d'ici octobre, ce qui passait par une mise en congés sans soldes, deux jours par mois, de tous les contrôleurs aériens du pays.

A cause de ces effectifs réduits dans les tours de contrôle, par sécurité les vols ont dû être espacés dans les aéroports les plus fréquentés comme Los Angeles.

L'affaire menaçait de se transformer en scandale politique à l'approche de l'été. Les élus se sont donc résolus à autoriser la FAA à transférer en interne l'argent nécessaire pour maintenir des effectifs normaux dans les tours de contrôle.

"Le problème est que ce n'est qu'une solution sparadrap", a regretté Jay Carney. Celui-ci a rappelé que Barack Obama souhaitait annuler complètement les coupes automatiques, qui frappent aveuglement tous les services publics, quelle que soit leur importance.

Mais un compromis sur le budget entre républicains, qui contrôlent la Chambre, et démocrates, qui contrôlent le Sénat, est nécessaire et les deux camps ont jusqu'à présent été incapables de s'accorder, les premiers refusant les hausses d'impôts réclamés par Barack Obama et les démocrates.

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