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Obama reçoit le roi de Jordanie pour des consultations sur la Syrie

26/04/2013 09:52 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

Le président Barack Obama reçoit vendredi le roi Abdallah II de Jordanie à la Maison Blanche, pour des entretiens consacrés en particulier à la Syrie, au lendemain de l'évocation par Washington d'un recours probable du régime de Bachar al-Assad à ses armes chimiques.

Un peu plus d'un mois après avoir été reçu par le souverain hachémite dans son pays, où il avait conclu une tournée au Proche-Orient, le dirigeant américain souhaite parler avec lui de "réformes politiques et économiques, de la crise en Syrie et d'autres questions régionales d'intérêt commun", selon la Maison Blanche.

Les deux responsables doivent s'exprimer face aux journalistes avant le début de leur rencontre, prévue à 13H55 (17H55 GMT) dans le Bureau ovale.

Jeudi, les Etats-Unis ont reconnu pour la première fois que le régime syrien avait probablement utilisé des armes chimiques, tout en soulignant que leurs renseignements n'étaient pas suffisants pour avoir la certitude que Damas avait franchi la "ligne rouge" tracée par Washington.

"La communauté américaine du renseignement conclut, avec différents degrés de certitude, que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle en Syrie, en particulier du sarin", a affirmé le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

M. Obama, qui était en déplacement jeudi à Dallas (Texas, sud) pour assister à l'inauguration du centre présidentiel George W. Bush, ne s'est jusqu'ici pas exprimé sur ce dernier développement en date dans la crise syrienne.

La Maison Blanche a souligné que les indices d'une utilisation d'armes chimiques ne constituaient pas encore une preuve formelle à ses yeux.

Le président Barack Obama a mis en garde à de nombreuses reprises le régime Assad contre le recours à ses stocks d'armes chimiques, affirmant notamment le 20 mars dernier en Israël qu'il s'agirait d'"une grave et tragique erreur", et qu'un tel développement "change(rait) la règle du jeu". Il avait aussi parlé de "lignes rouges" à ne pas franchir pour Damas.

tq/mdm

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