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Le pétrole recule à New York dans un marché déçu par le PIB américain

26/04/2013 03:00 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole coté à New York a terminé en baisse vendredi, miné par l'annonce d'une croissance économique aux Etats-Unis moins forte que prévu qui a alimenté les craintes sur la vigueur de la demande énergétique dans le pays et sous l'effet de prises de bénéfices.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a reculé de 64 cents à 93,00 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché a reculé "suite à la publication du chiffres inférieur aux prévisions sur la croissance américaine", a remarqué l'analyste indépendant Andy Lipow.

Selon une première estimation officielle, le PIB des Etats-Unis au premier trimestre a en effet augmenté de 2,5%. C'est une nette accélération par rapport au trimestre précédent mais c'est en-deçà des attentes des analystes.

Les investisseurs "craignent qu'une croissance au ralenti se traduise par un recul de la demande énergétique", a souligné Bart Melek, de TD Securities.

Toutefois, a ajouté l'analyste, le fait que la progression du PIB ne soit pas aussi forte qu'anticipé est à relativiser car "le chiffre sur la consommation des ménages est vraiment bon": il a connu pendant les trois mois d'hiver sa progression la plus forte en plus de deux ans (3,2%).

Mais le marché s'affichait déjà en baisse avant la diffusion des chiffres des autorités américaines "étant donné que le prix du baril est sur une pente ascendante depuis six séances", a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Le prix du pétrole new-yorkais a notamment progressé de 4,46 dollars sur les deux dernières journées, bénéficiant d'un regain d'optimisme sur la demande d'or noir des États-Unis, plus gros consommateur de pétrole au monde, après la forte baisse des stocks d'essence et la hausse moindre qu'attendu des réserves de brut de la première économie mondiale la semaine dernière.

"Mais alors que les investisseurs font le point sur la semaine, ils se rendent compte que les stocks restent près de leur niveau le plus élevé en 22 ans", a souligné M. Lipow.

Le repli des cours est par ailleurs resté limité par la crainte d'une montée des tensions au Moyen-Orient, région riche en or noir, en cas d'implication croissante des États-Unis dans le soutien à la rébellion syrienne.

Les États-Unis ont reconnu pour la première fois jeudi que le régime syrien avait probablement utilisé des armes chimiques, ce contre quoi le président Barack Obama avait mis en garde à de nombreuses reprises le régime Assad.

jum/sl/rap

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