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Le pétrole ouvre en baisse à New York, déception sur la croissance aux USA

26/04/2013 09:24 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole a débuté la séance en baisse vendredi à New York, miné par l'annonce d'une croissance économique aux Etats-Unis moins forte que prévu et sous l'effet de prises de bénéfices après la forte hausse des deux séances précédentes.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin lâchait 62 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 93,02 dollars.

Le marché réagit "à la déception sur les chiffres de l'économie américaine", a indiqué Bart Melek, de TD Securities.

Selon une première estimation officielle, le PIB des Etats-Unis au premier trimestre a en effet augmenté de 2,5%. C'est une nette accélération par rapport au trimestre précédent mais les analystes attendaient un PIB en progression de 2,8%.

Les investisseurs "craignent qu'un ralentissement de la croissance ne se traduise par un recul de la demande énergétique", a rappelé M. Melek.

Toutefois, a ajouté l'analyste, le fait que la croissance du PIB ne soit pas aussi bonne qu'anticipé est à relativiser car "le chiffre sur la consommation des ménages est vraiment bon": il a connu pendant les trois mois d'hiver sa progression la plus forte en plus de deux ans (3,2%).

Mais le marché s'affichait déjà en baisse avant la diffusion des chiffres des autorités américaines "étant donné que le prix du baril est sur une pente ascendante depuis six séances", a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Le prix du pétrole new-yorkais a notamment progressé de 4,46 dollars sur les deux dernières journées, bénéficiant d'un regain d'optimisme sur la demande d'or noir des États-Unis, plus gros consommateur de pétrole au monde, après la forte baisse des stocks d'essence et la hausse moindre qu'attendu des réserves de brut de la première économie mondiale la semaine dernière.

Le repli des cours était en outre limité par la crainte d'une montée des tensions au Moyen-Orient, région riche en or noir, en cas d'implication croissante des États-Unis dans le soutien à la rébellion syrienne.

Les États-Unis ont reconnu pour la première fois jeudi que le régime syrien avait probablement utilisé des armes chimiques, ce contre quoi le président Barack Obama avait mis en garde à de nombreuses reprises le régime Assad.

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