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Déménagement de l'OACI: Denis Lebel se réjouit de l'appui des Américains

26/04/2013 03:43 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le ministre des Transports du Canada, Denis Lebel, se réjouit de voir que les États-Unis sont en faveur du maintien du siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à Montréal.

De passage dans la métropole vendredi, M. Lebel a dit y voir un élément important alors que le Qatar tente de séduire l'agence des Nations unies en lui proposant un édifice ultramoderne et une exemption complète de taxes et d'impôts si elle déménage au Moyen-Orient.

«De voir l'appui des Américains, c'est important et on va continuer à travailler avec nos partenaires», a indiqué M. Lebel après un discours devant le Forum stratégique sur les réseaux de transport, qui avait lieu vendredi dans la métropole.

Selon le quotidien La Presse, les États-Unis, mais aussi la France et la Belgique ont l'intention de s'opposer à un éventuel déménagement.

Le ministre Lebel a souligné que l'offensive qatarienne arrivait un peu tard.

«Avant l'arrivée du Qatar dans la discussion, nous étions en processus de renouvellement (du bail à Montréal) pour 20 ans. Si le Qatar ne met pas ça à l'avant-scène, l'entente est resignée avec l'OACI pour une période de 20 ans», a-t-il dit.

Le Qatar, dans sa proposition, note que la localisation actuelle dans la métropole présente certains inconvénients, notamment des hivers rigoureux, une fiscalité lourde et des difficultés dans l'obtention de visas canadiens pour les membres de délégations.

En vertu de ses statuts et règlements, l'OACI n'aura d'autre choix que de soumettre la proposition du Qatar au vote des 191 pays membres, en septembre prochain. Il faut cependant 60 pour cent des votes pour qu'une telle résolution soit acceptée.

Le siège de l'OACI est à Montréal depuis la création de l'organisme, en 1944, et le ministre Lebel a manifesté la ferme intention qu'il y demeure.

«On va travailler avec tous les pays nécessaires, faire ce qui doit être fait. C'est un dossier très important pour notre gouvernement. C'est clair qu'on ne laissera pas aller le morceau et on en connaît l'importance pour la grande région de Montréal, pour le Québec et le Canada», a-t-il dit.

La présence de l'OACI, qui emploie plus de 500 personnes à Montréal, génère des retombées annuelles évaluées à près de 120 millions $.

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