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Offensive des élus contre l'abandon des projets de minicentrales

25/04/2013 09:44 EDT | Actualisé 25/06/2013 05:12 EDT

Les élus municipaux des régions touchées par l'abandon de six projets de petites centrales hydroélectriques refusent de lâcher prise. Une délégation d'une vingtaine de maires et de préfets se rendra à l'Assemblée nationale jeudi dans l'espoir de faire reculer le gouvernement Marois.

La délégation d'une vingtaine de personnes sera accompagnée du président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Bernard Généreux se dit convaincu plus que jamais qu'une approche d'énergie produite par des minicentrales de 50 MW et moins à sa place au Québec. « On continue de penser qu'il y a là une opportunité importante pour les communautés concernées », explique M. Généreux.

La FQM et les élus des municipalités souhaitent que le gouvernement reconsidère les minicentrales dans l'élaboration de la stratégie énergétique uébécoise. Ils entendent bien sensibiliser en ce sens des représentants de l'opposition officielle au Parlement. La délégation a aussi sollicité une rencontre jeudi avec la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet.

En attendant, les municipalités qui ont perdu leur projet de minicentrales hydroélectriques ont jusqu'à la fin du mois pour demander des compensations.

À Shannon, l'administration municipale réclame beaucoup plus que le remboursement des frais déjà encourus de 650 000 $ pour les étapes préliminaires. « On a clairement signifié que notre réclamation de départ, c'était le profit net que l'on escomptait recevoir de l'opération de la minicentrale, à tout le moins pour la première période de 20 ans. Donc, on parlait d'un montant de 18,7 millions de dollars. », précise le directeur général de la municipalité, Hugo Lépine.

Dans la région de Québec, les minicentrales de la chute Sainte-Anne à Saint-Joachim et celui de la Centrale Saint-Gabriel à Shannon sont abandonnées. Ces projets étaient à un stade préliminaire de réalisation.

Seul le projet de minicentrale de Val-Jalbert a été maintenu au Québec en raison de l'avancement du projet.

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