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Les violences se propagent au nord de l'Irak

25/04/2013 05:39 EDT | Actualisé 25/06/2013 05:12 EDT

BAGDAD - Des affrontements ont éclaté jeudi à Mossoul, ville stratégique du nord de l'Irak, faisant passer à plus de 150 le nombre de victimes des violences interconfessionnelles au pays en l'espace de trois jours.

Ces nouveaux heurts viennent aggraver une situation politique déjà fort tendue entre le gouvernement dirigé par des chiites et la population sunnite. Les sunnites accusent le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki de les négliger.

Le dirigeant a fait une déclaration télévisée pour tenter de calmer le jeu. Les tensions entre les chiites et les sunnites sont croissantes et font craindre que les violences interconfessionnelles ne reprennent au pays, environ un an après le retrait des troupes américaines.

La flambée de violence survient alors que les responsables électoraux irakiens ont annoncé les résultats préliminaires des élections régionales s'étant tenues samedi — les premières depuis que les États-Unis ont rappelé leurs soldats, en décembre 2011.

Après le décompte de 87 pour cent des bulletins de vote, la coalition de Nouri al-Maliki, l'État de Droit, semblait en passe de remporter la victoire dans huit des 12 provinces où avait lieu le vote, incluant Bagdad.

L'annonce de ces résultats a néanmoins été éclipsée par les hostilités de jeudi. Du côté de Mossoul, ancien fief des insurgés sunnites, des échanges de coup de feu entre policiers et hommes armés ont fait 41 victimes, dont 31 militants et 10 policiers, selon les autorités policières.

Des combats ont également éclaté entre des hommes armés et des responsables sécuritaires tard jeudi dans l'ancien château-fort taliban de Baqouba. Les autorités ont réagi en imposant un couvre-feu dans l'ensemble pour la ville et la province avoisinante.

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