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Le pétrole se stabilise à New York après un bond de plus de deux dollars

25/04/2013 09:50 EDT | Actualisé 25/06/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole hésitaient autour de l'équilibre jeudi à New York, consolidant leurs gains à la suite d'un bond de plus de deux dollars la veille, et en dépit d'une bonne nouvelle dans le secteur de l'emploi aux Etats-Unis.

Vers 13H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin était stable sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 91,43 dollars.

S'appréciant de plus de 30 cents à l'ouverture, les cours du brut se sont rapidement dirigés en territoire négatif, avant de se rapprocher de l'équilibre.

La poursuite de la tendance haussière observée la veille avec un bond de 2,25 dollars des cours new-yorkais en tout de début de séance était justifiée, selon John Kilduff, de Again Capital, par de bons chiffres dans le secteur de l'emploi aux Etats-Unis et l'annonce d'une croissance britannique plus forte que prévu début 2013.

Les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la baisse aux Etats-Unis pour se rapprocher de leur niveau le plus faible en cinq ans.

"Ce sont des nouvelles propres à rassurer les courtiers sur les perspectives de croissance de la demande en brut" sur les deux continents, a-t-il indiqué.

Mais, "il était étonnant de voir le brut progresser encore notablement après sa nette avancée de la veille", a observé Matt Smith, de Schneider Electric. "Son prix a bien rebondi après avoir chuté jusqu'au seuil de 85 dollars la semaine passée mais il est normal qu'il se stabilise un peu".

D'autre part, "même si les chiffres de la croissance britannique rassurent, le chômage continue à exploser en Espagne", ce qui inquiète les opérateurs soucieux de voir la reprise économique patiner encore en Europe, a-t-il poursuivi.

En effet, le chômage espagnol a atteint un nouveau seuil historique de 27,16%, à égalité avec la Grèce, et plus de six millions de sans-emploi, au moment où la France s'attend elle aussi à un nombre record de chômeurs.

Du côté de l'offre, le marché digérait toujours les chiffres du Département américain de l'Énergie (DoE) qui ont fait état d'une chute 10 fois plus forte qu'attendu des réserves d'essence aux États-Unis la semaine dernière. Ces stocks sont très surveillés à l'approche de la saison estivale des grands déplacements en voiture.

Les réserves américaines de brut ont quant à elles progressé légèrement moins que prévu par les analystes, un autre signal jugé encourageant.

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