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USA: un ministre canadien met en garde contre un éventuel rejet de Keystone

24/04/2013 01:55 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

Si les Etats-Unis rejetaient le projet d'oléoduc géant Keystone, cela "constituerait un sérieux revers dans la relation énergétique de longue date" entre les Etats-Unis et le Canada, a prévenu mercredi le ministre canadien des Ressources naturelles, Joe Oliver.

"Sans aucun doute d'autres oléoducs vont être construits aux Etats-Unis, que Keystone XL soit approuvé ou rejeté. Mais rejeter ce projet constituerait un sérieux revers dans la relation énergétique de longue date entre nos deux pays", a déclaré M. Oliver lors d'une conférence devant le Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.

L'oléoduc Keystone doit acheminer du pétrole du Canada jusqu'au Golfe du Mexique mais le projet est très controversé en raison de son impact environnemental.

"Les Etats-Unis vont devoir faire un choix: ils peuvent choisir le Canada, un ami, un voisin et un allié, pour s'approvisionner en pétrole, ou ils peuvent choisir d'importer ce pétrole de pays moins amicaux, moins stables et avec des règles environnementales moins strictes, voire pas de règles du tout", a ajouté M. Oliver.

"Cet oléoduc n'a rien à voir avec les pipelines du passé. Nous développons de nouveaux standards, depuis les soudures des tuyaux jusqu'aux inspections complètes qui seront effectuées 26 fois par an: ce n'est plus l'oléoduc de votre grand-père", a-t-il repris.

Le projet de la société TransCanada, estimé à 5,3 milliards de dollars, verrait la construction d'un oléoduc de 1.897 km de long entre l'Alberta et le Nebraska, où il serait raccordé à une autre conduite géante transportant du pétrole vers les raffineries du golfe du Mexique, au sud des Etats-Unis.

Début 2012, Barack Obama, pressé par le temps, avait refusé d'accorder son feu vert à un premier projet de tracé, qui passait par des réserves naturelles. Un nouveau projet de tracé, présenté comme plus respectueux de l'environnement et qui contourne la réserve naturelle des Sand Hills, a reçu en janvier l'aval du Nebraska.

Selon un sondage dévoilé lundi, une forte majorité d'Américains et de Canadiens sont en faveur de ce projet.

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