NOUVELLES

Syrie: Brahimi a suggéré au Conseil de sécurité un embargo sur les armes (ONU)

24/04/2013 11:20 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

Le médiateur international Lakhdar Brahimi a suggéré au Conseil de sécurité d'imposer un embargo sur les armes à destination de tous les belligérants en Syrie lorsqu'il s'est adressé au Conseil vendredi dernier, selon un haut responsable de l'ONU.

"Il a réitéré l'appel du secrétaire général (Ban Ki-moon) à stopper le flot d'armes à destination des deux camps en Syrie et a invité le Conseil à envisager un embargo sur les armes", a déclaré le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques Jeffrey Feltman. Il s'exprimait lors d'un débat au Conseil sur la situation au Proche-Orient.

M. Brahimi, a-t-il ajouté, a "souligné le besoin d'obtenir une solution politique fondée sur le communiqué de Genève", qui établit des principes pour une transition politique en Syrie, "et a mis en garde contre la militarisation et la radicalisation croissantes à l'intérieur de la Syrie".

Le Conseil est profondément divisé entre les Occidentaux qui veulent faire pression sur Damas et la Russie qui protège son allié syrien, dont elle est le principal fournisseur d'armes. Des pays du Golfe comme l'Arabie saoudite et le Qatar sont accusés par Damas de fournir des armes aux opposants. De leur côté, Européens et Américains hésitent à leur fournir des armes lourdes pour lutter contre les attaques aériennes.

M. Feltman a aussi confirmé que les autorités syriennes n'avaient toujours pas donné leur feu vert à une mission d'enquêteurs de l'ONU qui doit se pencher sur les accusations réciproques d'utilisation d'armes chimiques en Syrie. "Nous sommes toujours en discussions avec le gouvernement syrien sur l'ampleur et les modalités de cette mission", a-t-il déclaré.

En attendant, les experts de l'ONU "étudient les informations sur les incidents présumés qui leur ont été fournies par des Etats membres" et ils "se tiennent prêts à se déployer en Syrie en 24 ou 48 heures", dès que Damas aura donné son autorisation.

La France et le Royaume uni ont demandé une enquête sur des cas suspects d'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne, notamment à Homs (centre de la Syrie) et Alep (nord), et ont fourni des informations à l'ONU. De son côté le régime syrien accuse les rebelles d'avoir fait usage d'armes chimiques à Khan al-Assal, près d'Alep, et à Atayba, à l'est de Damas.

Selon des diplomates à l'ONU, les Occidentaux disposent de "preuves solides" que des armes chimiques ont été utilisées au moins une fois dans le conflit.

Un responsable du renseignement militaire israélien a accusé mardi le régime syrien d'"utiliser des armes chimiques" contre les rebelles mais la Maison blanche a assuré que les Etats-Unis ne sont "pas parvenus à (cette) conclusion".

avz/bdx

PLUS:afp