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Metro augmente ses profits malgré la concurrence accrue en Ontario

24/04/2013 07:15 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - La chaîne de magasins d'alimentation Metro (TSX:MRU) affirme que la concurrence accrue en Ontario l'empêche d'accroître ses ventes, alors que les détaillants se disputent la clientèle au moyen de promotions.

Le détaillant en alimentation a indiqué mercredi qu'une quarantaine de nouveaux magasins avaient été ouverts par différents joueurs lors des six derniers mois, en particulier dans la région de Toronto.

Les Supercentres Walmart constituent la moitié des additions récentes, les autres étant des magasins de détaillants existants ou des magasins de spécialités ethniques.

«L'activité promotionnelle est assez élevée, alors que de nouveaux magasins ouvrent et que les gens cherchent à protéger leur part (de marché) du mieux qu'ils peuvent», a déclaré le président et chef de la direction de Metro, Eric La Flèche, après que la chaîne eut dévoilé les résultats financiers de son deuxième trimestre.

L'entreprise de Montréal a annoncé avoir enregistré un bénéfice net de 366,8 millions $, ou 3,77 $ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 16 mars. Ce résultat comprend un gain net après impôts non récurrent de 266,4 millions $, relatif à la vente de 10 millions d'actions d'Alimentation Couche-Tard (TSX:ATD.B).

Abstraction faite de ce gain et des activités abandonnées, Metro a réalisé un bénéfice net de 100,5 millions $, ou 1,02 $ par action, en hausse de 8,5 pour cent par rapport à celui de 96,3 millions $, ou 94 cents par action, de la même période il y a un an.

Ce résultat est inférieur d'un cent à celui que prévoyaient les analystes.

Les revenus de Metro ont diminué de 2,6 pour cent d'une année à l'autre, ayant chuté de près de 70 millions $, à 2,51 milliards $.

Cette baisse tient principalement au décalage de l'importante semaine précédant Noël — incluse cette année dans le premier trimestre de Metro comparativement au deuxième trimestre l'an dernier —, à la fermeture de quelques magasins non rentables en Ontario, ainsi qu'à la baisse du chiffre d'affaires de la division pharmaceutique causée par des problèmes temporaires d'efficacité suite à l'implantation d'un nouveau système de gestion d'entrepôt.

Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont diminué d'environ un pour cent. Elles étaient cependant identiques si l'on ne tient pas compte de l'impact de la semaine de Noël.

Dans un contexte de forte concurrence et de prix stables, il est difficile d'accroître ses revenus, a indiqué M. La Flèche. Le détaillant tente ainsi de séduire la clientèle au moyen de son programme de fidélisation et de produits de plus en plus frais.

«Les consommateurs continuent d'accorder de l'importance à la valeur, et ils font certainement le tour des magasins», a affirmé M. La Flèche à des analystes.

À l'instar d'autres détaillants, Metro fait maintenant face à un nouveau rival américain de poids. Target a entrepris son expansion au Canada en mars, alors que la chaîne a commencé par ouvrir des magasins en Ontario, déjà un champ de bataille pour le secteur de l'épicerie.

Target est davantage connu pour ses vêtements et ses articles d'usage courant, mais tout comme Walmart, le détaillant américain vend également des produits d'épicerie. Cette partie de ses activités est menée dans le cadre d'un partenariat avec Sobeys, société rivale de Metro dont le siège se trouve en Nouvelle-Écosse.

M. La Flèche a affirmé de l'impact exercé par Target était limité jusqu'à présent.

Les actions de Metro ont terminé la séance de mercredi à 66,25 $ à la Bourse de Montréal, en hausse de 16 cents, soit moins d'un pour cent par rapport à leur précédent cours de clôture.

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