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Boeing pense que les modifications sur le 787 seront finies mi-mai

24/04/2013 12:28 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

Le PDG du constructeur aéronautique américain Boeing, Jim McNerney, a affirmé mercredi que les modifications sur les batteries de ses 787 devraient être achevées d'ici la mi-mai, lors d'une conférence d'analystes.

"Nous avons une grande confiance dans le fait que nous pouvons en avoir fini avec (les réparations sur les batteries du 787) d'ici quelques semaines, d'ici la mi-mai", a déclaré M. McNerney, alors que les autorités aériennes américaines et européennes ont déjà approuvé les modifications proposées par Boeing, qui ouvrent la voie à une levée de l'interdiction de vol.

Le constructeur a commencé à modifier les batteries selon les remèdes proposés aux autorités aériennes sur 10 avions déjà livrés aux clients et 9 avions encore en production, et les livraisons devraient recommencer début mai, a précisé le PDG.

Le 787, dit "Dreamliner", a été l'objet de deux incidents graves sur ses batteries: un début d'incendie le 7 janvier sur le tarmac de l'aéroport de Boston et une surchauffe incontrôlable accompagnée d'émanations de fumées en plein vol, ayant entraîné un atterrissage d'urgence, le 16, ce qui a entraîné l'interdiction de vol pour les 50 exemplaires en circulation dans le monde.

Malgré l'interruption de trois mois des livraisons depuis janvier à cause de cette interdiction de vol, Boeing compte toujours livrer plus de 60 exemplaires de cet appareil cette année, a précisé un porte-parole.

La production de l'avion a continué pendant toute la période et le groupe compte toujours parvenir à un rythme de production de dix 787 par mois d'ici la fin de l'année, contre cinq actuellement.

Le directeur financier Greg Smith a refusé de chiffrer le coût de l'interdiction de vol du 787 pour Boeing, affirmant qu'il n'était pas important et que le coût par unité des réparations, mise au point d'une solution et tests de re-certification de la batterie étaient "insignifiants" sur l'ensemble du programme.

Le directeur financier a noté qu'en incluant les coûts des problèmes de batterie du Dreamliner, le 787 devrait devenir rentable par unité pour le groupe "d'ici deux ans".

M. McNerney a également refusé de chiffrer ou détailler les demandes d'indemnisations de ses clients pour les frais que leur aura occasionné l'interdiction de vol du 787.

M. Smith a souligné que Boeing n'avait pas d'obligation "contractuelle" de les indemniser mais que le groupe "allait coopérer avec ses clients de diverses manières pour s'assurer que les perturbations engendrées ne se répercutent pas sur leurs résultats".

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