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Assassinat d'un journaliste en 2000 en Haïti: l'audition d'Aristide reportée

24/04/2013 10:36 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

L'audition comme témoin prévue mercredi de l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide dans l'enquête sur l'assassinat en avril 2000 d'un célèbre journaliste a été reportée à la dernière minute, a-t-on appris de source judiciaire.

"L'audition a été repoussée à une date ultérieure, mais elle aura lieu de toutes les façons", a indiqué cette source.

"Il y a une nouvelle date. C'est le 8 mai qui a été arrêté", a de son côté déclaré à l'AFP Me Camille Leblanc, un des avocats de l'ancien président.

M. Aristide devait être entendu par le juge Ivikel Dabrésil, chargé d'enquêter sur le meurtre en avril 2000 du journaliste Jean Dominique.

De nombreux partisans de l'ancien président Aristide, toujours populaire dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, se préparaient à manifester mercredi dans les rues de la capitale où se tient cette semaine une réunion des chefs d'Etats et de gouvernements des pays de la Caraïbe (AEC).

Jean Dominique, qui avait été exilé sous le gouvernement de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, a été abattu le 3 avril 2000 dans la cour de la station de Radio Haïti-Inter dont il était le propriétaire. Le gardien de la station a été également tué par des inconnus armés.

Jean-Bertrand Aristide a dirigé Haïti à deux reprises. Une première fois de 1991 à 1996, mais son mandat a été interrompu dès la première année par un coup d'état militaire. Après trois années d'exil aux Etats-Unis, il a été rétabli en 1994.

Il est ensuite revenu à la tête du pays en 2001 mais a été contraint de démissionner en 2004 avant de passer sept ans en exil en Afrique du sud.

Il est revenu en Haïti en mars 2011.

Un autre ancien président haïtien, René Préval, a été entendu en mars par le juge Ivikel Dabrésil, qui a également interrogé un ancien ministre de l'Intérieur dans l'enquête sur la mort de Jean Dominique.

"Depuis que nous avons été chargés de cette affaire en 2010, nous avons entendu une quinzaine de personnes, dont la veuve de la victime, Michèle Montas (ancienne porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ndlr) et un ex-chef de la police haïtienne", avait souligné en mars le juge d'instruction.

Depuis 2000, pas moins de 12 juges se sont succédés dans l'instruction de cette affaire qui défraie la chronique en Haïti.

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